mardi 31 décembre 2013

Dernier regard en arrière
 Sourire dans le rétroviseur, d'un côté de l'autre 2013..

mercredi 11 décembre 2013

Matins d'Altitude de Claire Chastan


En avant post des Préalpes, la Lance est un haut et abrupt relief de la Drôme Provençale, au pied de duquel les entrelacs sinueux des routes relient les bourgs de Dieulefit, Grignan, Valréas et Nyons. Tandis que c’est l’été, en bas, ce n’est encore que trop l’hiver là-haut, il en est de la Lance comme du géant mont Ventoux, érigé en vis-à-vis, où parfois sur ses flancs des naufragés, surpris par la montagne peuvent témoigner de rigueurs inattendues…

L’auteur de Matins d’altitude : Claire Chastan, comme son héroïne transparente ‘Clara’, cultive la lavande et élève des vaches allaitantes sur la Lance, où dès le mois de mai, les pâturages raclés par les bêtes, déjà jaunis et épuisés par l’été trop précoce, imposent une estive en alpage d’altitudes sur les pelouses sommitales. Le travail de Claire-Clara consiste à vérifier le sel, la distribution des grains, l’alimentation de l’impluvium qui récupère l’eau des pluies, au bout d’un tuyau, auprès duquel un verre attend pour celui qui a soif…

En une prose sobre et limpide comme le prénom de son auteur, le récit avance et s’élève en altitude, au bord des abîmes et des pierriers où, sous les pas de Clara, les pierres roulent déboulent, dégringolent et s’entrechoquent, jusqu’à un peu plus bas, entraînées vers le fonds du ravin. La montagne y est architecturée de raidillons qui s’apparentent à des escaliers qui mènent à des « amphithéâtres d’herbes », traversés d’éboulis qui débouchent là-haut, sur la crête, tel un balcon, en surplomb d’abyssales falaises tournées vers les Préalpes et le Diois lointain « baigné de sonnailles qui teintent éparses, dispersées par la bise qui fait mentir les distances »...

En ce relief qui est autant celui de la Lance que celui d’un autre monde, où aveuglés de lumière blanche, tous les souvenirs se confondent : tragédies de la Grèce antique, vestiges gothique d’un moyen Âge imaginaire érigé de remparts, chemins de ronde et donjons dans le roc. Dans Matins d’altitude de Claire Chastan, il y a de l’implicite poétique et de l’explicite livresques, quand les hauteurs riment avec les auteurs les mieux partagés, lorsqu’au détour d’un sentier l’envol de deux perdrix se superpose aux bartavelles mémorables de Pagnol (on sait que le grand-père Pagnol de Marcel était boulanger à Valréas, issu d’une famille de ce terroir) et puis Gargantua, aussi, qui dans son tour de France, selon Rabelais, aurait fait naître des rivières en soulageant sa vessie, en façonnant tel col entre deux montagnes en s’asseyant dessus…

En ses chroniques terre à terre qui touchent le ciel, Claire Chastan éclaire les reliefs  et les saisons de la Lance, comme autant de facettes d’un même motif toujours recommencé, à la fois compact et multiple, qui se dévoilent selon, microcosme, macrocosme, en contenant tout l’univers, vision panoramique qui nous englobe par-delà le local. Le caractère universel et intemporel du cadre, n’est pourtant pas dénué de menaces diffuses et omniprésentes : le réchauffement du climat, le loup, prédateur autrefois chassé (désormais redevenu réalité au seuil de nos villages), les avions avec qui les montagnes partagent dorénavant le ciel, sans parler de la bêtise des hommes… Du point de vue de l’écriture, alors que le lecteur pouvait se croire indéfiniment suspendu entre poésie et récit de vie, il se retrouve pris, surpris dans le suspense abruptement précipité, d’un drame pourtant annoncé, mais que, aveugle, sourd, réfractaire à l’idée du malheur et de la fatalité, il était impossible de voir ni d’entendre distinctement... Aussi il ne nous revient pas de révéler la fin du livre, fin surprenante et nécessaire, à la fois banale et effroyable comme dans les tragédies, métaphore ou mise en garde de quelque chose de plus grand qui nous dépasse, nous humain.

Après quelques publications modestes et toujours modestement publiée chez un tout petit éditeur local, blotti au pied de la Lance, Claire Chastan a écrit avec Matins d’altitude, un grand livre qui ni paraît pas, à la fois discret et puissant, un livre métaphysique, démiurgique même, en ce qu’il change définitivement l’horizon et la forme des montagnes d’ici et d’ailleurs, vues depuis la terre... Un livre à retrouver chez nos libraires et nos maisons de presse.

Marie-Claude Jarrias

Café littéraire à Grignan, samedi 14 décembre à 18h30, avec Claire Chastan, pour son livre Matins d'altitude, chroniques, des Éditions Les Trois Platanes, rencontre animée par Emma Marcdargent. Chez Colophon, maison du Bailli, 26230, tel 04 75 46 57.

Editions troisplatanes : http://troisplatanes.wordpress.com/ 

lundi 11 novembre 2013

Emile Loubet Président diplomate

Une histoire en carte postale

Ce n’était pas prévu, Émile Loubet se retrouve propulsé : Président de la République...



Cet homme sans histoire, aussi prédictible que les arrêts en gare du chemin de fer, avait au cours de sa vie accédé à tous les échelons législatifs, tous sauf un. À 60 ans, à la veille de décrocher son wagon et rentrer dans sa Drôme natale, suite à la mort soudaine de Félix Faure, cet ancien ministre et président du Sénat est élu à l’Élysée, le 18 février 1899. Sans attendre, Émile Loubet change de train et prend les manettes de la locomotive de l’Histoire en marche. Président de la République, il a eu la lourde charge d’essuyer et résorber les contre coups féroces de l’affaire Dreyfus. En occupant la plus haute fonction de l’État qu’il représente, il révèle des aptitudes d’envergure et tient le cap, dans un pays désuni, difficile à gouverner (séparation de l’église et de l’état), cerné par une Europe morcelée en autant de royaumes et empires rivaux avec pour chacun des intérêts divergents et des zones d’influences qui s’étendent de part et d’autre du globe. En sa fonction, un septennat durant, Émile Loubet aura tenu tête à tous les ennemis de la République que l’on atteint en l’atteignant.

Loubet en coq gaulois
À une époque où les homologues du Président de la République française sont encore des Reines ou Rois, Empereurs ou Tsars, Émile Loubet mène une politique active d’apaisement de la nation et de pacification envers l’étranger. Tout en désamorçant les provocations intérieures (remous monarchistes et nationalistes anti-dreyfusards) et extérieures (Allemagne), il conduit et renforce une politique d’entente, il reçoit les puissants d’Europe et du monde à l’Élysée et il voyage en Angleterre, en Espagne et en Italie, mais aussi en Russie… En son rôle, Émile Loubet est l’interlocuteur privilégié vis-à-vis des autres pays en vertu des prérogatives présidentielles, apanage du Président, tel que défini au sein de la Troisième République. À l’issue de son septennat, en 1906, Émile Loubet est le premier Président à terminer son mandat en transmettant sa position à son successeur, mais surtout, les traités de la Triple Entente qu’il a signés ne seront jamais remis en question et prendront effet lors de la Première Guerre mondiale en déterminant le camp des forces en présence.


C’est dire si à la veille du centenaire de la Première Guerre mondiale, l’exposition ambitieuse et didactique de Montélimar répartie sur trois étages : "Émile Loubet voyages d'un Président diplomate", consacrée à la politique étrangère sous la présidence d'Émile Loubet est, au regard des prochaines commémorations de la guerre de 14-18, d’une absolue pertinence ! Sachant que les deux premiers niveaux du musée sont réservés à la présentation des relations diplomatiques du Président, avec une partie consacrée à la politique, à travers la caricature publiée sur cartes postales et la presse satirique. Le dernier étage touche aux voyages et réceptions dans son aspect organisationnel et protocolaire : programme, menus, cadeaux, produits dérivés...

Loubet animal king
L’action diplomatique est le domaine de prédilection du Président sous la Troisième République, celui qu’Émile Loubet  investit et appui de toute la symbolique et la dignité de sa fonction n’en déplaise aux caricaturistes. C’est toutefois une curieuse exposition qui attend le visiteur, essentiellement basée (mais pas exclusivement) sur des cartes postales anciennes de caricature, donc critiques par définition, mais qui paradoxalement abondent à souligner, en quelques traits bien brossés, la situation centrale et active, parfois délicate de la France à travers le Président Loubet, dans une Europe désaccordée.

La danse des œufs
Histoire de le rappeler, la carte postale est nouveau mode de communication, elle apparaît dès le décret qui met fin au monopole de l’administration des postes en 1875, où elle connaît un essor fulgurant (la tarification restant dépendante du nombre de mots jusqu’en 1904). Notamment avec l’Affaire Dreyfus, les premières caricatures sur cartes postales commencent à entretenir un champ de contestations. Elles illustrent les opinions divergentes, voire frondeuses, des dessinateurs ou de leurs commanditaires. Ce sont toujours des dessins narratifs qui dominent, les sujets politiques étant encore grandement monopolisés par la presse illustrée.

The cake walk
À partir de 1899, avec l’élection d’Émile Loubet, des remugles d’oppositions frontales agitent Paris avec, avec une tentative de coup d’État par le député Déroulède lors de l’enterrement de Félix Faure, les premières cartes politiques à caractère satiriques apparaissent, à l’initiative des partis hostiles, où Émile Loubet est une cible privilégiée, tous azimuts, tous sujets confondus ; rien lui n’est épargné à commencer par ce qui touche à la politique intérieure et extérieure, inclus les actions et les voyages du Président à l’étranger. Critiques ou plaisamment anecdotiques, des centaines de cartes ou séries éditées à faibles tirages et bas prix, essaiment et circulent afin d’influencer les opinions. Ces cartes pittoresques, souvent en couleurs, résument toute cette époque fin XIXe et début XXe siècle, elles sont parfois animées avec d’ingénieux  dispositifs à tirette (comme « la danse du Cake-Walk ») réalisés par une main-d’œuvre bon marché.

Musée des horreurs par Victor Lenepveu
Même si Émile Loubet a eu des raisons de déplorer les caricaturistes, il se reste que les artistes de cette époque ont eu recourt à d’intéressantes simplifications pour une histoire complexe. Curieusement ces détracteurs d’hier se retrouvent, dans le cadre de notre exposition, auteurs d’efficaces raccourcis ou résumés de la grande histoire, où pour pasticher certaines accroches en matière éditoriale, c’est un peu l’histoire en s’amusant… même si pour paraphraser l’affiche (présente à l’expo) de Victor Lenepveu et sa série typique de caricatures, c’est aussi un « Musée des horreurs » ! Car les ellipses de cette histoire sont souvent opérées au détriment de l’image ou figure présidentielle, malmenée plus souvent qu’à son tour, mais on dira que c’est la loi du genre qui veut ça…

Loubet, qui fut une des personnalités les plus caricaturées de son temps, a pu certes déplorer ces représentations irrespec-
tueuses, non sans raison, puisque ces cartes sont restées longtemps des pièces à charge d’un bilan stigmatisant. Cependant cette exposition permet aussi de reconnaître à Loubet, c’est tout à son mérite, des facultés de tolérance et de magnanimité, puisqu’il n’a jamais eu la tentation de remettre en cause l’usage de la liberté de la presse qui bénéficie avec son mandat, sous son septennat, d’une permissivité inouïe, qui contrebalance les répressions sanglantes qui appartiennent à l’histoire des opinions et de la liberté d’expression. On sait que peu de temps encore, avant Loubet, les lois dites « Scélérates » encadraient très rigoureusement les libelles ou délits d’opinions anarchistes, par de lourdes sentences : prison à vie, déportation et surtout… la peine de mort.

Au seuil du XXe siècle, au temps des attelages de chevaux, les voyages d’envergure sont facilités par le réseau de chemin de fer et des voies navigables. Soucieux de servir son pays durant tout son septennat, le Président Émile Loubet se prête de bonne grâce au protocole diplomatique qui est partie intégrante de sa fonction. À son tour, la carte postale officielle devient même un produit dérivé, outil de promotion, éditée pour l’occasion lors des réceptions et voyages du Président. Mais où qu’il soit, en ses missions au sommet, Émile Loubet n’oublie pas pour autant son pays de Montélimar. Avec les caricaturistes, l’anecdote locale jouxte la grande histoire, à travers un Président Loubet mis en scène de façon récurrente en train de régaler ses homologues de… nougat, cadeau présidentiel par excellence, non, éloigné d’une étymologie fantaisiste (ou pas) qui associe la friandise à l’exclamation : «Mais tu nous gâtes !». Aux antipodes des Palais d’Angleterre, de Russie (accessible par la Baltique pour contourner l’Allemagne), des châteaux d’Espagne ou des palaces d’Italie, ou même les tentes Berbères d’Algérie, pour ses voyages à caractères privés, le Président n’aimait rien moins que rentrer aussi souvent que possible dans sa bonne ville de Montélimar, en son pays de la Drôme du Sud, où Émile a encore sa mère, dans sa ferme natale de Marsanne jusqu’en 1905.

Danse du nougat
Au terme de son mandat en février 1906, Émile Loubet se retire du monde politique, où il vit encore de nombreuses années, jusqu’en 1929, en gentleman-farmer, dans son château récemment acquis à la Bégude de Mazenc sur Roubion, à mi-chemin de Marsannes, Montélimar et Grignan où vit son frère médecin. Il garde toutefois une adresse parisienne, non loin du Panthéon, rue Dante, un appartement bourgeois dans un immeuble haussmannien qu’il loue à un notaire de Donzère, car son plus jeune fils n’a pas fini ses études. En février 1906, sept ans jour pour jour après son élection, arrivé à bon port, si l’on peut dire, Émile Loubet passe les pouvoirs à son successeur Armand Fallière. Invité quelques jours après à un banquet Républicain de la Drôme à Paris, 340 convives, 700 personnes sont présentes, Émile prononce ces mots qui en passent par une métaphore du voyage :
« Vous me voyez à la fois heureux et confus ; heureux de me trouver au milieu de mes compatriotes et amis de la Drôme, confus de vous entendre dire beaucoup de choses trop élogieuses pour moi. Oui, heureux, je suis, après sept années, d’être revenu dans la Drôme… à Paris. Il me semble que j’ai fait un rude voyage, mais les souvenirs lointains me permettent d’en oublier certaines péripéties… » 

Marie-Claude Jarrias



Exposition: "Émile Loubet voyages d'un Président diplomate" (2013) à voir au Musée de la Ville, Musée de la Miniature (face à la poste), 19, rue Pierre Julien, 26200 Montélimar. Tél :04 75 53 79 24. Ouvert en Juin, juillet, août : tous les jours, de 11h à 18h. Septembre à décembre : du mercredi au dimanche de 14h à 18h.

samedi 20 juillet 2013

Roses trémiaires


 et...
 
  Première halte avec vues panoramique sur la cour du Musée de la Typographie à Grignan.

En l'Isle...

Saint Louis, à Paris
Première visite guidée après le sinistre de l'Hôtel Lambert
qui sent encore le roussi.
Avec Claude Marti guide certifié.
 Sur la facade de l'Hôtel de Lauzun, dauphin avec écailles.
Une occasion d'évoquer Mme de Sévigné sur le mariage
fameux de la Grande Mademoiselle et... Lauzun.
Framboise à la rose
Affiche
Et ailleurs, jardin Vilmain...

mercredi 10 juillet 2013

dimanche 7 juillet 2013

Pour rien

Changer de lunettes? Sans correction...

samedi 11 mai 2013

Succulentes...


C'est leur nom...
Succulente, latin suculentus « plein de suc ».
Nom donné à des plantes charnues  adaptées pour survivre dans des milieux arides du fait des caractéristiques du sol, du climat ou à forte concentration en sel. Leur adaptation, est liée à leur capacité de stocker de l'eau dans les feuilles, les tiges ou les racines. Les plantes succulentes sont souvent xéromorphiques (se dit de tout moyen qui empêche la perte d'eau). Par exemple les feuilles peuvent être recouvertes d'une cire, de poils, ou  réduite de surface....
  1. Crassula en rosette, ou  joubarbe des toits, sempervivum.
  2. Crassula arborescens, crassula ovata ou arbre à jade.
  3. Cactus raquette, ou figuier de barbarie, figuier d'Inde, nopal, oponce, opuntia ficus-indica.
  4. Cactus cierge, echinopis chiloensis.
  5. Cactus globuleux, echinocereus.
  6. Aloès vera.
  7. Agave bleu, agave américana.
Les succulentes sont géographiquement réparties en bordure de mer, en plaine, en montagne jusqu'à plusieurs milliers de mètres d'altitude suivant les espèces. Elles sont capables d'assimiler rapidement l'eau de pluie dans le sol mais certaines profitent des brouillards matinaux en bordure de mer qui sont leur seule source d'eau durant de très longues périodes.

Bien que toutes les plantes stockent de l'eau, les plantes succulentes y sont particulièrement adaptées notamment pour les longues périodes de sécheresse. Cette faculté de stockage leur permet de survivre dans des environnements arides où elles ne rencontrent que peu de prédateurs herbivores. Pendant la journée, leur habitat est plutôt chaud. Cependant, il est plus frais la nuit, permettant aux plantes succulentes de "respirer".

Les plantes succulentes sont parfois appelées « plantes grasses », à tort, car elles ne contiennent pas de graisse. Le terme vient du fait que certaines plantes, notamment beaucoup de cactus ont une apparence de plante grosse ou obèse.

[Cactus raquettes ou opuntia

Les opuntias réparties du nord au sud de l'Amérique et introduites sur les rivages de la méditerranée, sont reconnaissables à leurs articles plats en forme de raquettes appelés cladodes, couverts de grandes et fortes épines associées à des petites épines fines comme des poils appelées glochides  qui se logent facilement dans la peau en l'irritant. Certaines espèces comme l’Opuntia ficus-indica donnent des fruits comestibles appelés figues de Barbarie, en anglais prickly pear. C'est sur les opuntia que prospère la cochenille d'élevage ou Dactylopius coccus, une larve molle à écailles dont on extrait la fameuse teinture rouge (E120) carmin ou cramoisi, autrefois côtée en bourse (deuxième produit d'exportation d'Amérique Centrale et du Sud, après l'argent), après un long déclin dù à la teinture chimique, elle est à nouveau rentablement cultivée pour être utilisé en transformations alimentaires ou cosmétiques.]

Et les euphorbes
Toutes les euphorbes ne sont pas succulentes, (comme le ricin).On reconnaît en général les euphorbes à leurs inflorescences vert jaunâtre, ou cyathes, disposées en ombelles, ne possédant ni sépales ni pétales.Les Euphorbes produisent un latex ou liquide blanc qui apparaît à la cassure, toxique parfois très irritant. C’est un genre polymorphe (2300 espèces dont 500 succulentes), certaines euphorbes présentent des tiges nues, plus ou moins fines avec des feuilles normalement développées et à développement rapide (euphorbes des bois, cyprès ou réveil matin) ; d'autre sont, à l'opposé, succulentes, similaires aux cactus, avec des feuilles souvent très réduites et parfois avec de puissantes épines. Elles sont herbacées ou ligneuses selon les espèces.

  1. Euphorbe commune des bois (exception non succulente).
  2. Euphorbe cactiforme ou euphorbia candelabrum dont les tiges portent des épines doubles à intervalle régulier, peut atteindre 3 m de hauteur, vit dans les pentes rocheuses des parties les plus arides du Namib, Afrique. Le suc des plus toxique, servait à enduire les pointes de flèche des chasseurs, Euphorbia virosa.
  3. Euphorbe arborescente cactiforme, Euphorbia ingens, Tanzanie
  4. Euphorbe coralliforme de Madagacar, espèce vulnérable, Euphorbia arahaka.
  5. Euphorbe couronne d'épine peut atteindre 1m50, arbuste endémique à Madagascar. Epine du Christ, couronne du Christ, en anglais : ‘Crown of Thorns’ ou ‘Christ Plant’. Euphorviaceane sous-genre Lacanthis, Euphorbia milii.
  6. Euphorbe obèse, melon ou boule, forme globuleuse avec des côtes. Espèce est inerme (sans aiguillon) qui peut atteindre 15cm de diamètre, en voie de disparition à l'état naturel du fait de sa lente croissance, et du fait que la gousse ne produit que deux ou trois graines, mais elle est cultivée en jardineries, Euphorbia obesa.
  7. Euphorbe à cristation, (formes cristées) : croissance anormale du sommet d'une tige en forme de crête ou d'éventail, Euphorbia cristée.
  8. Euphorbe à fasciation (formes fasciées) : croissance anormale du sommet d'une tige en forme de faisceau, Euphorbia fasciée.
    (...gennine z, en attente d'être édité )