samedi 10 septembre 2011
Blanche Selva (1884-1942) en son temps
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| Blanche Selva 11 ans |
Une récente biographie permet de retracer la vie de Blanche Selva (1884-1942), sa renommée de pianiste interprète concertiste bouleversera le monde de la musique. Tout commence par sa rencontre avec Vincent d’Indy à Valence dans la Drôme.
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| Perron des Faugs, en Ardèche, Vincent d'Indy, Blanche Selva, Guy de Lioncourt, René de Castera |
| Classe de composition à la Scola Cantorum de Vincent d'Indy, Blanche Selva est la seule femme admise ici avec D de Séverac, R de Castera... |
L’immense pianiste Blanche Selva a entamé à l’orée du siècle, eut égard au progrès des transports et communications, un parcours inouï, encore inconcevable quelques années, avant, non seulement, pour tout concertiste de carrière, mais surtout pour une femme… Sa modernité et son rôle de précurseur, et de pionnière, est indéniable, fut-il à l’insu du grand public ; tant on ne sait pas toujours tout ce qu’on lui doit, notamment ses annotations des partitions de Bach. Son itinéraire est exemplaire et sans faute, à la fois inspiration et support à réflexion. Depuis son initiation précoce à la musique, jusqu’à sa rencontre dans la Drôme, à Valence, en 1902, avec le compositeur ardéchois Vincent d’Indy, qui l'appellera à Paris, où elle est nommée, pour ses 18 ans, professeur de piano dans la fameuse école qu’il dirige, la Schola Cantorum, concurrente du Conservatoire national, quoiqu’initialement consacrée à la musique religieuse. | A Moscou devant le Kremlin, Blanche Selva, Vincent d'Indy, René de Castéra 1908 |
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| A Moscou Vincent d'Indy avec Blanche Selva en traineau, debout René de Castéra à Moscou, 1908 |
De très forte corpulence, Blanche fait sensation au piano, par son agilité et légèreté, son physique sied au plus volumineux des instruments. Rapidement elle est reconnue comme concertiste émérite. Elle est très demandée, partout, en France à Paris, Lyon, Nîmes, Montpellier, Toulouse, Saint Jean de Luz, Strasbourg et même Valence où elle revient souvent. Elle est aussi réclamée à l’étranger à Londres, Moscou, Berlin, Prague, Barcelone, Bruxelles où chaque concert est doublé de pédagogie musicale. Dans son répertoire c’est Bach, Beethoven et Franck qui sont les élus. D’Indy, Franck et Albéniz sont aussi les noms les plus souvent cité dans ses récitals où l’on retrouve les musiques de Gabriel Fauré, Paul Dukas, Emmanuel Chabrier, Ernest Chausson, Déodat de Séverac, Albert Roussel, Georges Martin Witkowski… Toute une époque. Sur les claviers des Pleyel, Erard et autres Steinway Selva traduit avec une douceur et un veloute incomparable une musique considérée souvent comme sèche et anguleuse, guère aimée des pianistes amateurs. Pionnière, elle déchiffre des compositions assez familières aujourd’hui, mais qui dans son temps étaient totalement inconnues. C’est Blanche Selva qui fera connaitre l’œuvre intégrale de piano de Jean Sébastien Bach, notamment les Variations Goldberg, personne ne l’avait fait avant elle. Aujourd’hui encore, plus de 120 œuvres éditées avec ses annotations sont encore soulignées « annotations et doigtés par Blanche Selva ». 
Marie-Claude Jarrias
Une incomparable artiste Blanche Selva, Pianiste, pédagogue, musicienne, livre avec CD, par Guy Selva, est en vente à 30 euros. Pour en savoir plus, voir le site internet wwwBlanche-selva.com. L’association Blanche Selva qui a rassemblé un vaste fond d’archive sur la pianiste est située à La Touche. Contact par téléphone : 0660630626.
mercredi 7 septembre 2011
Ivan Theimer
La Drôme, entre art et accueil
lieu d'exil et piste d'envol
Peintre et sculpteur, Ivan Theimer a quitté sa tchécoslovaque natale pour la France, où très tôt, son itinéraire le fait passer par Dieulefit, Poët-Laval, et le petit village de la Roche Saint-Secret, niché dans la vallée du Lez qui relit Dieulefit à Grignan, en Drôme Provençale. C’est là, désormais, que ce déraciné se ressourcera, tandis qu’il s’applique à inscrire son histoire, sa vie, son œuvre, dans la continuité au-delà des ruptures : politique, intime et artistique.
Peintre et sculpteur, Ivan Theimer est arrivé en France en 1968, suite aux fameux printemps de cette année là. Non pas le printemps de Paris, mais celui de sa Tchécoslovaquie natale, à Prague où les choses sont autrement sérieuse qu’en France, tandis que s’abat le rideau de fer, qui séparera pendant 20 ans, les Etats européens placés sous influence Soviétique des Etats Européens occidentaux. C’est la guerre froide.
Littéralement exfiltré de son pays, Theimer rejoint Paris où il entre aux Beaux Arts. Mais très tôt, son réseau d’entraide le fait passer par Dieulefit, Poët Laval et le petit village de la Roche Saint Secret, niché dans la vallée du Lez, qui relit Dieulefit à Grignan, en Drôme Provençale. Pourquoi là ? Parce qu’un une longue tradition de solidarité Protestante qui a connu ses heures de gloires et fait ses preuves pendant la Seconde Guerre Mondiale, continue son œuvre de terre d’accueil et de refuge. C’est donc là, à Poet Laval, désormais, que ce déraciné se ressourcera, tandis qu’il s’applique à inscrire son histoire, sa vie, son œuvre, dans la continuité.
Pour Theimer, la Drôme qui est refuge, s’inscrit donc, comme lieu privilégié d’accueil, mais aussi de partage d’art et d’amitié, avec les rendez-vous artistiques, itérés dès 1970, où il rejoint un groupe d’artiste, pour une exposition à Poët Laval, dans la mémorable petite galerie pionnière de Françoise Schroeter : la Boulangerie. Cette exposition, sera suivit de bien d’autres. Chaque été, la légende des débuts, veut qu’entre deux accrochages, Theimer et ses complices artistes, couraient la campagne, pataugeaient dans les eaux vives du Lez, décapitaient les vipères, sifflaient le vin de Saint Secret, ramassaient des cèpes, faisaient frire des escargots et enfin rapportaient quelques croquis… Ce qui, enfin, ne serait pas la moindre des choses pour cet artiste, aussi doué que prolifique, qui dessine, peint, grave et sculpte.
Rapidement et parallèlement, les expos nationales et internationale en Galerie, et en institutions muséales, se suivent et se succèdent. L’année de l’inauguration du Musée, en 1977, il est l’invité du Centre Georges Pompidou, c’est déjà une consécration, pour ce trentenaire au parcours jalonné d’acquisitions et commandes prestigieuses.
De 1984 à 1986, Theimer installera trois sculptures en bronze, en forme d’obélisques, pour la façade du Palais de l’Élysée, dans la foulée, il aurait, même, réalisé une commande confidentielle, d’un buste de Mazarine, la fille cachée du Président Mitterrand. En 1989, dans le cadre du bicentenaire de la Révolution française, son Monument aux Droits de l’Homme et du Citoyen est dévoilé sur le champ de Mars, près des parterres de la Tour Eiffel, une œuvre pour connaisseurs, à la fois discrète et ambitieuse aux références antiques et maçonniques affirmées.
On lui doit aussi des reliefs en façade du Caran des Archives Nationale, une pièce en hommage à Jules Vernes à Amiens, un obélisque et deux tortues pour la place de la Victoire à Bordeaux, 1er monument Bordelais conçu comme un hommage à la vigne et au vin. De juillet à septembre 2008, ses sculptures « La Foresta di Obelischi » sont exposée à Florence, sur la place des Offices, au Palazzo Pitti et aux jardins Boboli. Encore en Italie où l’artiste est, décidément, fort présent, on peut voir une exposition à Tivoli -30 km de Rome- à la Villa Adriana, du nom de l’empereur architecte Adrien (de an II, qui a inspiré Les Mémoires d’Adrien, le grand succès de Marguerite Yourcenar). Enfin, Theimer vient de gagner un concours de l’Ecole Normale de Pise pour une sculpture monumentale. Ce sont là, quelques repères incontournables pour cet artiste polyvalent : peintre, lithographe, sculpteur, mais aussi à l’occasion, scénographe de Don Giovanni de Mozart, et illustrateur qui s’adonne à la belle édition, illustrée, avec création de cuivres originaux, pour Le roi Cophetua de Julien Gracq.
Un singulier ‘grand fait d’arme’, si l’on peut dire pour Theimer, réside, encore, dans la réalisation de la poignée en argent massif de l’épée, qui complète l’habit, conçu par le couturier Karl Lagerfeld, pour Simone Veil, désormais consacrée ‘immortelle’ par son entrée sous la coupole de l’Académie française, en mars 2010, (en 2008, Theimer avait déjà réalisé celle de Jean Clair). Les comptes rendus de cet évènements, pour une célébrité préférée, à juste titre, des Français, on donné la part belle à la description d’une épée qui est quintessence de symboles :
« Sur le pommeau (…) une carapace de tortue, symbole de longévité. Sur la fusée de l’épée deux mains enlacées évoquent la réconciliation entre les peuples. La main du bas est marquée par les flammes des fours crématoires. Rubis et grenats y sont enchâssés. Celle du haut est gravée de branches d’oliviers, arbre de vie et de paix, avec des émeraudes et des saphirs. Un visage souriant de femme, sur l’attache du fourreau, rappelle l’engagement en faveur de la cause des femmes. Sur l’autre côté de la garde est gravé le nom du camp d’extermination de Birkenau où Simone Veil a été déportée avec sa mère et sa sœur en 1944, à 17 ans. Figure aussi le numéro qui lui avait été tatoué sur le bras. »
Que retenir de Theimer ? Qu’il arrive à être ici et ailleurs, tout en conciliant de grands paradoxes. A la fois local, et international, il excelle dans le monumental, autant que dans les scènes miniatures et les détails, de même qu’il côtoie les grands de ce monde, autrefois François Mitterrand, qui lui accorde leur confiance, sans dédaigner ni les plaisirs simples, ni la compagnie des ouvriers artisans, fondeurs de bronze. Mais avant tout ce peintre sculpteur qui est dans la citation des très grands et très anciens maître, réussi un art savant, sans être pédant, érudit par son sens du détail, gracieux par ses choix de scènes, ludique dans l’anecdote, rigoureux dans la beauté du trait, l’harmonie des formes...
Inspirés par la Drôme, les paysages immémoriaux que peint Theimer, passent par des réminiscences d’Uccello, Ruisdael, Caspar-David Friedrich et de Corot. Comme en réinvention perpétuelle d’une géographie-topographie néoclassique, son œuvre, son art, tient de la mémoire Gréco-romaine, déjà révolu, et en même temps pas encore advenu, en deçà et au-delà, pré- et post édénique qui succède et précède la grande Histoire, à la fois dans son temps et hors champs, dedans et dehors, inscription d’un désir d’ailleurs, et d’autres choses, où réside un sentiment fugace, mais prégnant d’immortalité, de toue éternité...
A Poët Laval, après les premières expositions drômoises, à la Boulangerie de Françoise Schroeter, il revenait à Theimer, de répondre à l’invitation d’Yvon Morin, d’inaugurer le nouveau Centre d’Art et d’Animation Raymond Du Puy. C’était en 1995, à cette occasion, un très beau catalogue de référence avait été édité. Aujourd’hui, Ivan Theimer fait confiance à la galerie Artenostrum à Dieulefit, où il est l’un des artistes permanents. Mais aussi, comme pour refermer une boucle ouverte, où l’élégance le dispute à la beauté du geste, Theimer revient cet été à Poët Laval pour l’ultime programmation d’Yvon Morin, veuf depuis l’an dernier, qui, désormais s’apprête à passer la main, de son Centre d’Art, à une nouvelle génération.
Juste pour dire, ce lieu d’exposition que Theimer a donc étrenné, a connu, seize années durant, les plus ambitieuses et prestigieuses programmations. En revenant à Poët Laval, il clôture donc l’ère qu’il avait inaugurée, mais surtout, il s’inscrit dans une lignée des plus grands, de par les expositions, qui se sont succédées sous la direction d’Yvon Morin, avec les Jongkind, Redon, Dunoyer de Segonzac, Dufy, Bonnard, Cathelin, Palué, Savin… Cet été 2011, avec Theimer, c’est donc, une page d’histoire qui se tourne au Centre d’Art, de Poët Laval, mais c’est surtout une histoire, qui continue de s’écrire, fait sens, et nous signifie que l’art de Theimer, se recommande à la postérité à l’égal de ses prédécesseurs.
Peintre et sculpteur, Ivan Theimer est arrivé en France en 1968, suite aux fameux printemps de cette année là. Non pas le printemps de Paris, mais celui de sa Tchécoslovaquie natale, à Prague où les choses sont autrement sérieuse qu’en France, tandis que s’abat le rideau de fer, qui séparera pendant 20 ans, les Etats européens placés sous influence Soviétique des Etats Européens occidentaux. C’est la guerre froide.
Littéralement exfiltré de son pays, Theimer rejoint Paris où il entre aux Beaux Arts. Mais très tôt, son réseau d’entraide le fait passer par Dieulefit, Poët Laval et le petit village de la Roche Saint Secret, niché dans la vallée du Lez, qui relit Dieulefit à Grignan, en Drôme Provençale. Pourquoi là ? Parce qu’un une longue tradition de solidarité Protestante qui a connu ses heures de gloires et fait ses preuves pendant la Seconde Guerre Mondiale, continue son œuvre de terre d’accueil et de refuge. C’est donc là, à Poet Laval, désormais, que ce déraciné se ressourcera, tandis qu’il s’applique à inscrire son histoire, sa vie, son œuvre, dans la continuité.
Pour Theimer, la Drôme qui est refuge, s’inscrit donc, comme lieu privilégié d’accueil, mais aussi de partage d’art et d’amitié, avec les rendez-vous artistiques, itérés dès 1970, où il rejoint un groupe d’artiste, pour une exposition à Poët Laval, dans la mémorable petite galerie pionnière de Françoise Schroeter : la Boulangerie. Cette exposition, sera suivit de bien d’autres. Chaque été, la légende des débuts, veut qu’entre deux accrochages, Theimer et ses complices artistes, couraient la campagne, pataugeaient dans les eaux vives du Lez, décapitaient les vipères, sifflaient le vin de Saint Secret, ramassaient des cèpes, faisaient frire des escargots et enfin rapportaient quelques croquis… Ce qui, enfin, ne serait pas la moindre des choses pour cet artiste, aussi doué que prolifique, qui dessine, peint, grave et sculpte.
Rapidement et parallèlement, les expos nationales et internationale en Galerie, et en institutions muséales, se suivent et se succèdent. L’année de l’inauguration du Musée, en 1977, il est l’invité du Centre Georges Pompidou, c’est déjà une consécration, pour ce trentenaire au parcours jalonné d’acquisitions et commandes prestigieuses.
De 1984 à 1986, Theimer installera trois sculptures en bronze, en forme d’obélisques, pour la façade du Palais de l’Élysée, dans la foulée, il aurait, même, réalisé une commande confidentielle, d’un buste de Mazarine, la fille cachée du Président Mitterrand. En 1989, dans le cadre du bicentenaire de la Révolution française, son Monument aux Droits de l’Homme et du Citoyen est dévoilé sur le champ de Mars, près des parterres de la Tour Eiffel, une œuvre pour connaisseurs, à la fois discrète et ambitieuse aux références antiques et maçonniques affirmées.On lui doit aussi des reliefs en façade du Caran des Archives Nationale, une pièce en hommage à Jules Vernes à Amiens, un obélisque et deux tortues pour la place de la Victoire à Bordeaux, 1er monument Bordelais conçu comme un hommage à la vigne et au vin. De juillet à septembre 2008, ses sculptures « La Foresta di Obelischi » sont exposée à Florence, sur la place des Offices, au Palazzo Pitti et aux jardins Boboli. Encore en Italie où l’artiste est, décidément, fort présent, on peut voir une exposition à Tivoli -30 km de Rome- à la Villa Adriana, du nom de l’empereur architecte Adrien (de an II, qui a inspiré Les Mémoires d’Adrien, le grand succès de Marguerite Yourcenar). Enfin, Theimer vient de gagner un concours de l’Ecole Normale de Pise pour une sculpture monumentale. Ce sont là, quelques repères incontournables pour cet artiste polyvalent : peintre, lithographe, sculpteur, mais aussi à l’occasion, scénographe de Don Giovanni de Mozart, et illustrateur qui s’adonne à la belle édition, illustrée, avec création de cuivres originaux, pour Le roi Cophetua de Julien Gracq.
Un singulier ‘grand fait d’arme’, si l’on peut dire pour Theimer, réside, encore, dans la réalisation de la poignée en argent massif de l’épée, qui complète l’habit, conçu par le couturier Karl Lagerfeld, pour Simone Veil, désormais consacrée ‘immortelle’ par son entrée sous la coupole de l’Académie française, en mars 2010, (en 2008, Theimer avait déjà réalisé celle de Jean Clair). Les comptes rendus de cet évènements, pour une célébrité préférée, à juste titre, des Français, on donné la part belle à la description d’une épée qui est quintessence de symboles :
« Sur le pommeau (…) une carapace de tortue, symbole de longévité. Sur la fusée de l’épée deux mains enlacées évoquent la réconciliation entre les peuples. La main du bas est marquée par les flammes des fours crématoires. Rubis et grenats y sont enchâssés. Celle du haut est gravée de branches d’oliviers, arbre de vie et de paix, avec des émeraudes et des saphirs. Un visage souriant de femme, sur l’attache du fourreau, rappelle l’engagement en faveur de la cause des femmes. Sur l’autre côté de la garde est gravé le nom du camp d’extermination de Birkenau où Simone Veil a été déportée avec sa mère et sa sœur en 1944, à 17 ans. Figure aussi le numéro qui lui avait été tatoué sur le bras. »
Que retenir de Theimer ? Qu’il arrive à être ici et ailleurs, tout en conciliant de grands paradoxes. A la fois local, et international, il excelle dans le monumental, autant que dans les scènes miniatures et les détails, de même qu’il côtoie les grands de ce monde, autrefois François Mitterrand, qui lui accorde leur confiance, sans dédaigner ni les plaisirs simples, ni la compagnie des ouvriers artisans, fondeurs de bronze. Mais avant tout ce peintre sculpteur qui est dans la citation des très grands et très anciens maître, réussi un art savant, sans être pédant, érudit par son sens du détail, gracieux par ses choix de scènes, ludique dans l’anecdote, rigoureux dans la beauté du trait, l’harmonie des formes...
Inspirés par la Drôme, les paysages immémoriaux que peint Theimer, passent par des réminiscences d’Uccello, Ruisdael, Caspar-David Friedrich et de Corot. Comme en réinvention perpétuelle d’une géographie-topographie néoclassique, son œuvre, son art, tient de la mémoire Gréco-romaine, déjà révolu, et en même temps pas encore advenu, en deçà et au-delà, pré- et post édénique qui succède et précède la grande Histoire, à la fois dans son temps et hors champs, dedans et dehors, inscription d’un désir d’ailleurs, et d’autres choses, où réside un sentiment fugace, mais prégnant d’immortalité, de toue éternité...
Marie-Claude Jarrias
mercredi 20 juillet 2011
La Russie invitée 2011 du Festival de Grignan
Gigogne à Grignan
Signalétique pour les chambres d'écriture
façon poupée russe matriochka
Signalétique pour les chambres d'écriture
façon poupée russe matriochka
La pétillante chanteuse jazz Mamia Cherif a chanté en langue Russe
Proposant plusieurs rendez-vous pendant le Festival
(recommandée par Hélène Péras)
Proposant plusieurs rendez-vous pendant le Festival
(recommandée par Hélène Péras)
La journaliste Karine Papillaud et Denis Lavant en écrivain
quoique toujours très acteur
quoique toujours très acteur
Jean Pierre Milovanoff avec la journaliste Karine Papillaud
Lecture de et par Jean Pierre Milovanoff :
Terreur Grande chez Grasset
Terreur Grande chez Grasset

Mention spéciale pour Catherine Lovey,
présentée par le partenariat
avec l'association littéraire suisse Et si on s'écrivait !
avec l'association littéraire suisse Et si on s'écrivait !
venu pour son Roman russe et drôle, Editions Zoé, 2010.
Une des rencontre littéraire les plus réussie...
Certains resto ont joué la carte russe
Mme de Sévigné et banderole en cyrillique et matriochka
Les plumes rouges sorties pour le Festival de la Correspondance
seront remisées jusqu'au prochain festival
sur le beffroi de Grignan, place de la mairie.
Lavande à Grignan
Sortie à pied, pour respirer un peu, prendre l'air, un de ces soirs pendant le festival de la Correspondance...
Aussi, un chemin favoris, en toutes saisons pour un footing du matin.
vendredi 24 juin 2011
Michel Onfray
Jeudi 23 juin, au Théâtre du Rond Point, superbe conférence de Michel Onfray.
Sur "l'Autre" tiré du programme :
... "Dans des récits de voyage autrefois, dans l'univers de la science-fiction aujourd'hui, l'homme peut se trouver au contact de
créatures qui n'appartiennent pas au genre
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