samedi 18 décembre 2010

Etudes Drômoises

 
Dans les Etudes Drômoises septembre 2010
 

dimanche 28 novembre 2010

Notre Dame à Paris

Un des rares vestiges du moyen age
C'est le "Km Zéro" de Paris
Ici, en vues latérales, plus joli que vue de face
Les arbres de premier plan sont des cerisiers

vendredi 26 novembre 2010

Shakespeare and Co in Paris

37 rue de la Bûcherie
75005 PARIS

Le Filmeur d'Alain Cavalier

Dans un film sans acteur, sans équipe, sans matos, ni scénario, caméra numérique à bout de bras, Alain Cavalier filme le journal de sa vie. Filmant debout, assis, couché, de bouts de rien, en bouts de rien-du-tout au quotidien, bout à bout un tout se forme : Le Film.
Il était metteur en scène, il est devenu cinéaste. Aujourd’hui qualifié de noms d’oiseaux : «électron libre », « franc tireur », « trublion » du cinéma français ; il est un professionnel atypique dans un art qui est une grande industrie, où Alain Cavalier présente et se présente désormais comme « Le Filmeur ».
Pendant 10 ans, de 1994 à 2005, Alain Cavalier accumule une masse de documents, filmés au jour le jour, qui a l’épreuve du montage donne un film de 140 minutes standard afin de permettre, sa possible diffusion dans les salles.
Accédant à la sélection officielle de Canne 2005, Le Filmeur obtient dans la catégorie un certain regard le Prix de L’Intimité. Un prix que l’on croirait inventé pour l’occasion, tant il y a de proximité et donc d’intimité entre celui qui filme et ce qu’il film : le Filmeur, et le spectateur qui reçoit sans effets spéciaux, sans artifices, sans intermédiaires, sans gène non plus, ni propos déplacés, les commentaires chuchotés comme autant de confidences in situ au creux de la camera, et donc au creux de chaque oreille, au fur et à mesure que les images sont restituées sur l’écran.
Avec des moyens réduits à sa plus simple expression, le film va de dépouillement en dépouillement. Dépouillement filial où chaque retrouvaille avec le parent âgé et aussi un adieu et progression vers le deuil, « peut être la dernière fois ». Dépouillement ou déshabillage autour de sa compagne (charmante Françoise Widhoff) avec la question de la pudeur, et l'impudeur, où la vie privée et corps physique dévoilée vont de pair (car c'est avec ses tentative de déshabillages, qui ne sont pas seulement métaphoriques que le film est un film, là, l’histoire de base : un homme et une femme). Dépouillement encore, avec la décision et volonté, progressivement mûrit de se montrer enfin, soi même dans son propre film et d’en être matériellement comme empêché par une maladie défigurante, où le sujet/objet de l’expérience qui se dévêt, est dépecé dans sont propre être biologique, puisque, tel un écorché vif, Alain Cavalier est ouvert et recousu au gré des opérations chirurgicales qu’il subit. Initialement éludées, puis minimisées, ces péripéties deviennent par la force des choses de plus en plus réelles et concrètes.
Mais Alain Cavalier en son film, c'est encore tout autre chose, avec des rencontres notamment celle de l'artiste Christian Boltanski, puis l’histoire posthume du lycéen de Buffon Jean Arthus résistant fusillé, et aussi un hommage impertinent et récurent à Claude Sautet, celui « qui filmait les cafés comme personne ».
Nulle complaisance, ni pathos pour celui qui film, ni voyeurisme, ni mal aise pour celui qui regarde. Alain Cavalier a trouvé la bonne distance, le bon angle, et l’éclairage qu’il faut, le tempo et le rythme juste. Par son ton, sa respiration, ses tours et ses détours, ses pauses, ses accélérations et ses décélérations, la qualité des couleurs, les contrastes nécessaires, d’entre les sons et les bruits… les chuchotements du Filmeur s’imposent devant le réenchantement sans cesse recommencé du monde : là, un rayon de soleil au seuil de la porte, au petit matin ; ici, l’oiseau familier qui s’apprivoise, … et toutes les questions sans réponses et les traits d’humour omniprésents parce qu’il est encore heureux de pouvoir se comparer à Eléphant man quand on ne ressemble plus à rien…
Le Filmeur sorti des rails tracées d’avance, a trouvé hors des sentiers battues une voie qui est de toute évidence.     MCJ  (2005)

mardi 2 novembre 2010

Couleurs d'automne dans la Drôme

Entre Grignan et le Col du Fraysse

31 octobre, Grignan sous la pluie

 Café Sévigné et le nouveau Salon de Thé de Claudia
 Le Grenier à Sel qui change de propriétaire à la fin du mois
A  18:30, Rencontre studieuse chez Colophon
Conférence de Bruno Mabille sur Jean Jankélévitch
 Office du Tourisme, Salle d'Expo et Cave de Vins du pays
Architecte Jean-Michel Wilmotte,
dont on dit que s'il initie toujours chacun de ses projets,
il n'a, par contre, pas le temps de les développer:
« Je délègue, laissant mes collaborateurs enrichir la proposition.
Puis nous la revoyons ensemble. JMW»
 Expo de Jean Christophe Schmitt (très belles toiles) et Sighicelli
Cour du Tricastin
 Carrefour Petit Faubourg

vendredi 8 octobre 2010

Medan "Pélerinage" 2010

Chez Émile ZOLA
 Départ de la Gare Saint Lazare un peu avant 14H
Depuis le premier anniversaire de la mort de l’écrivain,
(sauf en temps de guerre)
tous les premiers dimanche d'octobre un pèlerinage est organisé
par les amis, puis la Société littéraire des amis d'Émile Zola. 
Cette année, 2010, était le 103 rendez-vous.
Le trajet est d'une demi heure, Medan (Yvelines) étant tout près de Paris
Une navette attend les 'pélerins', mais non merci,
on (je) préfère marcher
Le carton d'invitation précise :"Attention ! Cette année, 
le train ne s'arrêtera pas en gare de Médan. 
Il ne s'arrêtera qu'à la gare de Villennes "
La Maison de Zola est fléché depuis la gare
On a juste le temps d'arriver pour le début des festivités
Au programme :
Adeline WRONA (maître de conférences à l'Université Paris-Sorbonne)

Laure ADLER (journaliste)
Une exposition  « L'Assommoir au théâtre »
réalisée par Mme Martine LE BLOND-ZOLA. 
Environ 500 personnes se présentent chaque années.
Mairie de Médan
Enfin, la maison que Zola achète en 1878 grâce aux gains de son roman l’Assommoir,
publié en 1877, c'est le septième volume de la série Les Rougon-Macquart.
La maison a été agrandie à son idée avec la construction des tours Germinal et Nana. 
Il conservera la demeure pendant 24 ans, jusqu'à sa mort en 1902. 
De 1878 à 1902, Médan sera la résidence principale de Zola,
il y passe huit mois de l’année, retournant à Paris l'hiver.
Zola écrit à Médan, huit de ses romans dont Germinal, Nana,
La Bête humaine en 1890 et Au Bonheur des Dames.
Allocution de Laure Adler sur NANA
Vu dans l'assistance  Alain Veinstein, Alain Pagès, Pierre Bergé,...
Pierre Bergé préside depuis 1998,
 l'Association pour le Rayonnement de l'Oeuvre d'Emile Zola
qui gère le Musée et va entreprendre sa restauration
Récent aménagement paysager pour le jardin
La Maison Zola à Médan, léguée à l’Assistance Publique, 
à longtemps hébergé des enfants. C’est un  musée, depuis 1984seulement.
D'importants travaux devrait commencer au printemps prochain.
-Donc on se dit que l'on a TRES bien fait de venir cette année! -
Un centre de documentation sur l'Affaire Dreyfus sera associé au Musée.
Les visites guidées accréditent le fait que 
Zola aurait été 1) assassiné 2) dans le contexte de l'Affaire.
(Et l'on est bien d'accord quand on connait un peu cette histoire...
Quand même, c'est quelque chose que cette maison de Zola
et ce gout de châtelain pour les poutres armoriées,
ses murs tendus de faux cuir de Cordou, ses fleurs de Lys... )
Le groupe de Médan réunissait autour d'Émile Zola, Guy de Maupassant, 
J.-K. Huysmans, Henry Céard, Léon Hennique et Paul Alexis. 
Ce groupe fait implicitement référence à d'autres dîners littéraires antérieurs, 
tels le « dîner Flaubert » ou « dîner des Cinq », qui regroupait régulièrement, 
de 1874 à 1880, Gustave Flaubert, Ivan Tourgueniev, Edmond de Goncourt, 
Alphonse Daudet et Émile Zola.
En 1888 Zola tombe amoureux de Jeanne Rozerot, la lingère de sa maison de Médan. 
Il aura deux enfants de Jeanne et jusqu'à sa mort Zola vivra une double vie. 
À la mort de Zola, sa femme Alexandrine Zola fit reconnaître les deux enfants naturels 
qu'il avait eu avec Jeanne Rozerot. Ils porteront ainsi le nom de Zola.
Suite à Médan, lu le livre de Pierre, Lettres à Yves...
belle posture d'esthète
Finalement c'est ce livre là, celui du frère
qu'il faudrait commencer par lire...
Sans Mathieu convaincu de l'innocence de son frère : Rien
Belle sobriété et économie de moyens
pour dire tout ce qu'il y a à dire et à entendre

jeudi 30 septembre 2010

Du dernier Néandertalien AO

A l'Homo sapiens Pascal Quignard 

Projection concomitante, la même semaine, en salles parisiennes, de deux films réalisés par Jacques Malaterre. Deux hommages, l’un au dernier Néandertalien AO, l’autre à un Homo sapiens (bien nommé) : Pascal Quignard. D’un coté, une méga production pour un spectacle grands écrans, de l’autre un film intimiste en tête à tête avec le lauréat du Prix Goncourt 2002, pour une distribution confidentielle, d’une date unique, au Centre Beaubourg, en présence de l’écrivain. A l’issu de la projection, (précédée par l'introduction d'Arlette Farge) dommage que la magie de la rencontre ait tournée court eu égard à un portefeuille égaré par un étourdi. Le public a eu beau s’estimer enchanté d’apprendre qu’Antoine Gallimard était vraissemblablement dans la salle, le charme était définitivement rompu. mcj

samedi 25 septembre 2010

Blanche Selva en son temps

Fille spirituelle de Vincent d’Indy & pianiste illustrissime
Une récente biographie permet de retracer la vie de Blanche Selva (1884-1942), sa carrière de pianiste interprète concertiste bouleversera le monde de la musique. Tout commence par sa rencontre avec Vincent d’Indy à Valence dans la Drôme.
L’immense pianiste Blanche Selva a entamé à l’orée du siècle, eut égard au progrès des transports et communications, un parcours inouï, encore inconcevable quelques années avant, non seulement pour tout concertiste de carrière mais surtout pour une femme… Sa modernité et son rôle de précurseur et de pionnière est indéniable, fut-il à l’insu du grand public ; tant on ne sait pas toujours tout ce qu’on lui doit, notamment ses annotations ou 'doigtés' des partitions de Bach.
Son itinéraire est exemplaire et sans faute, à la fois inspiration et support à réflexion. Depuis son initiation précoce à la musique, jusqu’à sa rencontre dans la Drôme avec le compositeur ardéchois Vincent d’Indy, où sa carrière pris son essore, la vie de Blanche Selva est une véritable épopée. Son parcours, inouï, s’il en est, est celui d’une légende vivante qui mériterait que des musicologues et historiens se penchent sur ce destin hors norme pour être plus amplement étudié et mis en valeur (l’association Blanche Selva, près de Montélimar rassemble une vaste documentation ouverte aux chercheurs à cet effet).
Cette trajectoire de femme à une époque où rien ne la prédisposaient à une telle carrière, et quelle carrière ! mériterait d’être redécouvert. Assurément, l’audience française et européenne qu’elle eut par les concerts et les écoles où elle dispensa son enseignements notamment à Bruxelles, Prague et Barcelone et au delà, avec ses nombreux élèves qui essaimèrent dans le monde, dépasse, l’audience confidentielle de connaisseurs qui perpétuent sa mémoire.
Marie-Claude Jarrias
(la Tribune du 23 septembre 2010)
Une incomparable artiste Blanche Selva, Pianiste, pédagogue, musicienne, livre avec CD, par Guy Selva, est en vente à 30 euros. Pour en savoir plus, voir le site internet wwwBlanche-selva.com. L’association Blanche Selva qui a rassemblé un vaste fond d’archive sur la pianiste est située à La Touche. Contact par téléphone : 0660630626. A noter, Blanche Selva fera l'objet d'une exposition ambitieuse à Montélimar en partenariat avec la Médiathèque et le Conservatoire de Musique au printemps prochaine.

mercredi 22 septembre 2010

Maurice Savin (1894-1973)

UN « BONNARD » DE LA DROME
La jeunesse du peintre Maurice Savin, d’origine Drômois (Nyons et Dieulefit), tient, du parcours sans faute ; depuis sa scolarité à Valence où son père est médecin, jusqu’à son entrée à l’Ecole des Arts Décoratifs à Paris en 1913. A peine formé, il a rendez-vous avec l’histoire, mobilisé pendant la guerre de 14-18 dans les chasseurs alpins, il est blessée et réformé avec la Croix de Guerre. De nombreux prix, jusqu’à la Légion d’Honneur ponctueront ensuite, une carrière artistique mené avec perspicacité et ténacité.
Peinture sur toile : La cour de ferme
Dès ses débuts, après la première guerre, Maurice Savin est d’abord peintre. Les expositions se suivent au Salon d’Automne, chez Berthe Weill, aux Tuileries, à la galerie Druet. Peintre il le restera sa vie durant, en menant toutefois, une pratique artistique multi carte, « touche à tout ». Il excellera, dans des registres différents des arts décoratif : avec la céramiques et un passage par la Manufacture de Sèvres, la tapisserie de haute lisse des Gobelins, des décors sculpté sur meuble, la création de médailles commandées par l’Hôtel de la Monnaie, une pratique de la gravure sur bois et de la lithographie parfois associé à des fins publicitaire.
Tapisserie : Marché aux truffes
Mais surtout, Maurice Savin se lance dans la décoration murale pour la mairie de Montélimar en 1936. Une première incursion de cette envergure qui reste un coup de maître, qu’il réitérera pour des commandes publiques et quelques rares particuliers privilégiés. De là, sont nées les larges panneaux que les montiliens connaissent si bien, pour être annuellement mise à l’honneur, dans la déambulation du Salon de Peinture de la ville, dans le hall supérieur de l’escalier central. Ce travail spectaculaire, qui fut restaurée, et donc pérennisée avec la mairie, il y a quelque années, est sans doute à compter, parmi les chefs d’œuvre de l’artiste, comme une de ses réalisations les plus ambitieuse et aboutie, et parfaitement représentative de son répertoire. De fait, connu des Montilien par cette fresque, c’est sans nulle doute à Montélimar que la renommée de l’artiste est la plus populaire, la plus vivace.
Car il est à déplorer, que l’œuvre de l’artiste, véritable « Bonnard méconnu » reste encore aujourd’hui, trop injustement ignorée du grand public. Certes Savin a été l’ami de contemporain majeurs qui ont soutenu et admiré : Marcel Sauvage, André Salmon, Jacques de Laprade, Pierre Mac Orlan, Pierre Mazards, Florent Fels, Francis Carco, Fosca, Pierre Palué…

De son vivant, malgré sa discrétion légendaire, de Grandes rétrospectives sont organisées au Musée de Valence (1955) et au Palais de la Méditerranée à Nice (1969), tandis que le Musée d’Art Moderne de Paris lui rend un hommage posthume en 1979. Et si quelques monographies sont consacrées à son œuvre, ses admirateurs regrettent, qu’elles ne lui aient pas encore permis de trouver sa juste place, dans l’histoire de l’art du XXième siècle.
Nombreux sont les artistes musiciens, peintres, écrivains qui ont de long purgatoire avant d’être redécouvert. L’exposition inspiré, montée par Yvon Morin au Centre d’Art et d’Animation du Poët Laval, à donc le mérite de voir arriver Savin à la suite d’illustres prédécesseurs devant lesquels son art ne démérite point, au contraire. Pour rappel, on citera les noms des Dufy, Dunoyer de Segonzac, Redon, Bonnard et autre Jongkind...
Assurément Savin égal ces pointures prestigieuses, il est de leur trempe, et même, on n’est pas loin d’estimer, qu’il ne les surpasse de bien des façons, mais la postérité n’a pas encore tranché. Parmi ses œuvres de peintre coloriste, on retiendra que Savin fait la  part belle aux scènes de genres des campagnes, celles des travaux saisonniers collectifs des champs et des vergers, des moments d’allégresse et des gestes immémoriaux comme autant de citations d’iconographies moyenâgeuses, tel que l’on trouve dans des Bruegel et tout le long de l’histoire de l’art. Ses tableaux et tapisseries sont à la fois datés et intemporels, universels et imprégnés de nos latitude, avec quelque chose qui tient à la spécificité d’un éclairage Sud-Rhône-Alpin, d’allusions qui sont celle d’un art de vivre au fil de nos saisons, où le mouvement des êtres et l’inertie des choses, s’entre-pénètrent en un Tout, à la fois offrande et célébration. Définitivement drômois, Savin apparait comme le précurseur de la pléiade des Cathelin et Boncompain d’aujourd’hui.
Marie-Claude Jarrias pour le Journal La Tribune

Au Centre d’art et d’animation du Poët Laval. Exposition "Un hymne à la vie" Jean Carton (sculpteur) et Maurice Savin (peintre) jusqu’au dimanche 19 septembre. Prix d’entrée 3 euros. Horaires d'ouverture : tous les jours de 11h à 12h et de 15h à 19h Pour plus d'informations, 04 75 46 49 38.

Céramique : Femme à la hotte,
En « à coté » :
Savin à Dieulefit et Romans
Pour mémoire, soulignons que selon Jean-Jacques Bompard des Etudes Drômoises, le peintre Maurice Savin fait parti de ces écrivains et artistes réfugiés de la guerre qui séjournent à Dieulefit, pendant la seconde guerre.
Dans cet article consacré au peintre, on y découvre, aussi, qu’en 1972, Savin fait donation de la presque totalité de son œuvre gravée au Musée de Romans qui est inauguré le 27 novembre de la même année. L’ensemble est exposé depuis plus de 35 ans au le Musée de la chaussure, mais c’est à déplorer, à l’étage et à l’écart, ce fond reste méconnu du public. Dommages…
Pour en savoir plus « Quand Maurice Savin dessinait des chaussures », un article de Jean-Jacques Bompard, Revue trimestrielle des Etudes drômoises, AUED, Valence, n°40 de décembre 2009 pp. 17 à19.