(Ref : Site Web du Sénat)
Président de la République Emile Loubet : Emile, François, Loubet est né à Marsanne (Drôme) le 31 décembre 1838, d'une famille
de cultivateurs. Il est mort le 20 décembre 1929 à Montélimar, dans la Drôme. Homme d'Etat français, il est président de la République française de 1899 à 1906 sous la IIIe République.
Avocat de profession, député de la Drôme, Ministre des Travaux publics, puis de l'Intérieur, il est appelé, en 1892, à diriger le gouvernement de la France ; président du Conseil, son ministère tombe à cause du scandale de Panama.
En 1896, Loubet est président du Sénat. Après la mort du président Félix Faure, il est élu président de la République française pour un mandat de sept ans. Le septennat d'Émile Loubet est ponctué de décisions qui ont marqué l'histoire de la République française : grâce présidentielle du Capitaine Dreyfus, promulgation de la loi 1901 sur les associations, loi sur la séparation des Églises et de l'État. Il ne concourt pas pour sa propre succession et se retire des affaires nationales à l'issue de son septennat.
Pape Pie X : (en latin Pius X, en italien Pio X), né Giuseppe
Melchiorre Sarto à Riese en Vénétie (alors en Autriche-Hongrie,
maintenant Riese Pie X, dans la province de Trévise, en Italie)
le 2 juin 1835, mort le 20 août 1914 à Rome, pape du 4 août 1903
à sa mort. Il a été béatifié le 3 juin 1951, puis canonisé le 29
mai 1954 : il est donc saint Pie X pour les catholiques.

Les congrégations chrétiennes sont des
institutions, approuvées par les évêques ou les papes, qui se sont créées au fil du temps en fonction des besoins ou des
crises qui agitaient l’Église, et sont l’illustration de
l’évolution de celle-ci. Les novices, aspirant à la vie
religieuse, deviennent moines en s'engageant pour toute leur vie
par les trois vœux d'obéissance, de chasteté et de pauvreté.
Moines, moniales, religieux et religieuses vivent dans une
communauté dont la vie est organisée par une règle. C'est
pourquoi on considère qu'ils forment, au sens large et un peu
inexact, le clergé régulier. Cependant les moniales et
religieuses ne peuvent pas faire canoniquement partie du clergé
et à strictement parler, les moines qui n'ont pas reçus les
ordres sacrés sont des laïcs.
1904 - Suppression des congrégations enseignantes
Le coup final est porté aux congrégations enseignantes par la
loi du 7 juillet 1904, dont l'article 1er stipule :
« L'enseignement de tout ordre et de toute nature est interdit
en France aux congrégations.
« Les congrégations autorisées à titre de congrégations
exclusivement enseignantes seront supprimées dans un délai
maximum de dix ans.
« Il en sera de même des congrégations et des établissements
qui, bien qu'autorisés en vue de plusieurs objets, étaient, en
fait, exclusivement voués à l'enseignement à la date du 1er
janvier 1903.

« Les congrégations qui ont été autorisées et celles qui
demandent à l'être, à la fois pour l'enseignement et pour
d'autres objets, ne conservent le bénéfice de cette autorisation
ou de cette instance d'autorisation que pour les services
étrangers à l'enseignement prévus par leurs statuts. »
Près de 2 000 écoles furent fermées, et des dizaines de milliers
de religieux qui avaient fait de l’instruction leur terrain
d’action privilégié se trouvaient interdits d’exercer leur
profession et confrontés à l’alternative de la reconversion, et
donc de l’abandon de l’état religieux, ou l’exil. Certains se
sécularisent, à l’appel des évêques, pour assurer la survie de
leur œuvre, mais beaucoup choisissent la fidélité à leur
vocation et donc l’exil, de préférence le plus près possible de
la France, dans l’espoir d’un retour possible.
30 à 60 000 religieux français partent ainsi fonder des
établissements à l’étranger : Belgique, Espagne, Suisse, mais
aussi la voie « missionnaire ». Ainsi, environ 1300 débarqueront
au Canada entre 1901 et 1904, marquant la société québécoise.
Beaucoup de religieux resteront à l’étranger, contribuant à
l’internationalisation des congrégations, mais l’Union sacrée
proclamée lorsqu’éclate la Première Guerre mondiale, en fait
revenir beaucoup en France, confiant en l’ouverture créée qui
sera suivie par la reprise des relations avec le Saint-Siège
dans les années 1920.
(English version:)
Pius X (Latin Pius X , Italian Pio X ), born Giuseppe Melchiorre
Sarto at Riese in Venetia (then Austria-Hungary, now Riese Pio X
in the province of Treviso, Italy) June 2, 1835 , died August
20, 1914 in Rome, Pope of 4 August 1903 to his death. He was
beatified June 3, 1951 , and canonized May 29, 1954 : it is St.
Pius X Catholic .
Christian congregations are institutions approved by the bishops
or popes , which are created over time depending on the needs or
crises which agitated the Church, and are illustrative of the
evolution of it. Novices aspiring to religious life , become
monks engaging for life by the three vows of obedience ,
chastity and poverty. Monks , nuns , monks and nuns live in a
community whose life is organized by a rule. That is why we
consider that they form, in a broad sense and a little
inaccurate, the regular clergy . However, nuns and religious can
not be canonically part of the clergy and strictly speaking, the
monks who have not received Holy Orders are lay .
1904 - Removal of teaching congregations
The final blow is dealt to the teaching congregations by the Act
of July 7, 1904 , Article 1 of which states:
"The teaching of any kind and of any kind is prohibited in
France congregations .
" Congregations authorized as congregations exclusively teachers
will be removed within a maximum period of ten years.
"It will be the same congregations and institutions , although
authorized to multiple objects were in fact exclusively
dedicated to teaching at the date of 1 January 1903.
"The congregations were allowed and those who seek to be , both
for teaching and for other purposes , do not retain the benefit
of this authorization or the authorization for instance foreign
services education provided by their statutes. "
Nearly 2,000 schools were closed , and tens of thousands of
monks who had made education their privileged field of action
were allowed to practice and face the alternative of conversion
, and therefore the abandonment of the religious state , or
exile. Some laicized , the call of the bishops, to ensure the
survival of their work, but many choose fidelity to their
vocation and hence exile, preferably as close as possible to
France in the hope of a return possible.
30-60 000 French leave and religious based institutions abroad :
Belgium, Spain, Switzerland, but also the way "missionary" .
Thus, 1300 will arrive in Canada between 1901 and 1904 , marking
the Quebec society.
Many religious remain abroad , contributing to the
internationalization of congregations, but the Sacred Union
proclaimed When the First World War , in fact much back in
France , confident in the opening set to be followed by recovery
relations with the Holy See in the 1920s . (Ref: Site Web du Sénat)