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aux démolisseurs, repris et augmenté en 1832. C’est en 1834, que Prosper Mérimée a la mission de classer les édifices et de répartir les crédits d'entretien et de restauration confié à l’architecte Viollet-le-Duc. Une première liste est publiée par les Monuments Historiques qui ne comporte que des monuments antiques et médiévaux. En 1906, suite aux lois sur la laïcité, la Troisième République, impartie la responsabilité des Cathédrales à l’Etat tandis que celle des églises relève des mairies. Peu à peu au cours du XXe siècle, entrent aux inventaires des édifices industriels, utilitaires,
récents ou modestes ; ainsi que la notion d’ensemble et de sites protégés. A noter que le pamphlet de Victor Hugo a été brillamment mis en voix par Valérie Baudouin (Donzère) et Emmanuel Gaillard (Privas). On regrette, toutefois, que les questions n’aient pas permis de sonder l’avis et l’expertise de Patrice Beghain au sujet des restaurations de la façade du Château, ni de la Collégiale, ni même de l’aménagement urbain de Jean-Michel Wilmotte. Dommages. mcj (pour La Tribune)
American Pastoral by Philip Roth, Vintage book London, first published in Great Britain in 1997. Pulitzer Prize in 1998. In 2005 Philip Roth became the third living American writer to have his work published in a comprehensive, definitive edition by the Library of America.
child nor grandchild but I did, ten years ago, have a quintuple bypass operation of which I am proud. Thank you.” That was the history I gave them, as much as was called for, medical or otherwise-enough to be a little amusing and sit down.
Hothead-just went nuts and started screaming when I couldn’t have it my way. You were the one with the big outlook on things. You were more theoretical than the rest of us. Even back then you had to hook up everything with your thoughts. Sizing up the situation, drawing conclusions. You kept a sharp watch over yourself. All the crazy stuff contained inside. A sensible boy. No, not like me at all.”
somebody who’s never wrong. Much like writing.”
philosophies have a shelf life of about two weeks. Things’ll change.”
hermit. Reclusion looked awfully austere to a kid. He maintained it solved his problems. Now it solves mine.”
That’s all I’ve had anyway to keep the shit at bay.”
(France)
Première exposition en France, à présenter et rendre hommage aux artistes et intellectuels connus sous le nom de Groupe de Bloomsbury avec notamment autour de l'écrivainn Virginia Woolf, l'économiste John Maynard Keynes, les peintres Duncan Grant, Vanessa Bell (soeur de Virginia) et Roger Fry et des critiques littéraires, artistiques Clive Bell (mari de Vanessa) et Leonard Woolf (mari de Virginia), l'amie Vita Sakeville West. 



Auden… Parmi les membres du Bloomsbury Group et leurs proches, la Hogarth Press édite encore, outre les œuvres de Virginia et de Leonard Woolf, des texts de Clive Bell, Vita Sackville-West, Roger Fry, John Maynard Keynes, H. G. Wells… C'est aussi, à la Hogarth Press que parait la première édition britannique de Prelude de Katherine Mansfield (1918), de The Waste Land (La Terre vaine) de T. S. Eliot (1924) et de Composition as Explanation de Gertrude Stein (1926).
NB Le Musée qui héberge l'exposition Bloomsbury, est implanté depuis l'automne 2001 sur le site de l'ancienne piscine municipale qui est un exceptionnel bâtiment art-déco. Cette piscine fut construite entre 1927 et 1932 par l'architecte Albert Baert à l'initiative du maire de l'époque, Jean Lebas. Aujourd'hui inscrite au patrimoine du XX siècle, cette piscine offrait à la population de Roubaix un service sportif et hygiénique de grande qualité.Fermée depuis 1985, pour des raisons de sécurité. La Piscine, reconvertie par l'architecte Jean-Paul Philippon, abrite maintenant, sur son site exceptionnel, le Musée d'Art et d'industrie de Roubaix.
Le peintre Yamanobe Teruhisa est né au Japon, sur l’ile principal de l’archipel nippon, en 1956, au milieu des montagnes Azuma, près de Fukushima, une localité qui a pour emblème le pêcher en fleur et la mésange charbonnière familière : tête noire, joues blanches, dos bleuâtre, ventre jaunes…
de peinture, des glacis posés, qu’il faut laisser sécher puis poncer, 8 à 10 fois, pour en atténuer les épaisseurs. C’est 3 à 4 mois de travail pour chaque tableau. Une technique qui demande du temps et qui de fait, n’autorise qu’une quarantaine d’œuvres par an, guère plus. Vivant à Paris, Yamanobe travaille d’après photo, en atelier. Ses sujet d’inspiration sont des natures mortes à la Chardin, des nus d’homme, aussi, et puis, inspiré des vergers Normands, des séries féériques de pommiers en fleur, mais encore, surprise… Nouvellement sorties de l’atelier des paysages de la Drôme Provençale. Des vues de la plaine de la Valdaine, c'est-à-dire des vues des environs de Cléon d’Andran, prélevées entre La Bégude de Mazenc, Marsanne, Puy Saint Martin, Montélimar…
La plaine de la Valdaine
Le roman de Bruno de Cessole, Le moins aimé, est à apprécier comme un cas d’école, bluffant, qui réussi une sorte d’hold up littéraire et historique en détournant sur son héros, la fortune et la postérité de l’œuvre de Madame de Sévigné (trois tomes aux éditions de la Pléiade ). Si l’œuvre épistolaire de la marquise égale celle de nos plus grands auteurs, son originalité réside dans le fait qu’il s’agit d’un corpus de lettres de famille, sinon de lettres privées, qui
ont comme outrepassé leur audience confidentielle, parce point destinées à être publiées. Investi d’une verve familiale « familière », autorisé par sa généalogie, puisque descendant de la marquise, Bruno de Cessole, écrivain et critique littéraire, ne pouvait commettre forfait plus habile et légitime. A travers l’alias et alter ego qu’il s’est choisi en Charles, le fils, l’auteur s’immisce auprès de son illustre aïeule, pour intercéder et plaider, défendre et recadrer à l’amiable les points litigieux d’une œuvre posthume, sur lesquels, les biographes les plus avertis se perdent en conjonctures infructueuses. Pour reprendre le titre de Bruno Cessole,
Le moins aimé ne pouvait comparaître en étant plus prévenant et attentionné à l'égard de celle, par laquelle il procède, pour se concilier et réconcilier à sa suite, les lecteurs les plus regardants.
Ce matin, en écoutant France Inter, j’ai eu la surprise de découvrir que je n’étais pas ce que je croyais être. J’avais jusqu’alors attribué à ma condition d’autodidacte prolétaire les raisons de mon éclectisme culturel. Comme je l’ai déjà évoqué, j’ai passé chaque seconde de mon existence qui pouvait être distraite au (du) travail à lire, regarder des films et écouter de la musique. Mais cette frénésie dans la dévoration des objets culturels me semblait souffrir d’une faute de goût majeure, celle du mélange brutal entre des œuvres respectables et d’autres qui l’étaient beaucoup moins.
surpassées jusqu’à mener à la conciergerie du 7 rue de Grenelle, et alors qu’on aurait pu croire qu’une telle destinée voue au culte éternel de Barbara Cartland. J’ai bien une inclinaison coupable pour les romans policiers – mais je tiens ceux que je lis pour de la haute littérature. Il m’est particulièrement pénible, certains jours, de devoir m’extirper de la lecture d’un Connelly ou d’un Mankell pour aller répondre à un coup de sonnette de … ou de… dont les préoccupations ne sont pas congruentes aux méditations de Harry Bosch, le flic amateur de jazz du LAPD, spécialement lorsqu’ils me demandent
Au chapitre cinématographique, en revanche, mon éclectisme s’épanoui. J’aime les blockbusters américains et les œuvres du cinéma d’auteur. En fait, j’ai longtemps consommé préférentiellement du cinéma de divertissement américain ou anglais, à l’exception de quelques œuvres sérieuses que je considérais avec mon œil esthétisant, l’œil passionnel et empathique n’ayant d’accointances qu’avec le divertissement. Greenaway suscite en moi admiration, intérêt et bâillements tandis que je pleure comme une madeleine spongieuse chaque fois que Melly et Mama montent l’escalier des Butler après la mort de Bonnie Blue et tiens Blade Runner pour un chef-d’œuvre de la distraction haut de gamme. Pendant longtemps, j’ai considéré comme une fatalité que le septième art soit beau, puissant et soporifique et que le cinéma de divertissement soit futile, réjouissant et bouleversant. p83
qui veut comprendre l’art du récit, il n’est que de le voir ; on se demande pourquoi l’Université s’obstine à enseigner les principes narratifs à coups de Propp, Greimas ou autres pensums au lieu d’investir dans une salle de projection. Prémices, intrigues, actants, péripéties, quête, héros et autres adjuvants : il vous suffit d’un Sean connery en uniforme de sous-marinier russe et de quelques porte-avions bien placés. p88
Or, disais-je, j’ai appris ce matin sur France Inter que cette contamination de mes aspirations à la culture légitime par d’autres inclinaisons à la culture illégitime ne constitue pas un stigmate de ma basse extraction et de mon accès solitaire aux lumières de l’esprit mais une caractéristique contemporaine des classe intellectuellement dominantes. Comment l’ai-je appris ? De la bouche d’un sociologue, dont j’aurais passionnément aimé savoir s’il aurait lui-même aimé savoir qu’une concierge en chaussons Scholl venait de faire de lui une icône sacrée. Etudiant l’évolution des pratiques culturelles d’intellectuels autrefois baignés de haute éducation du lever au
coucher et désormais pôle de syncrétisme par où la frontière entre la vraie et la fausse culture se trouvait irrémédiablement brouillée, il décrivait un titulaire de l’agrégation de lettres classiques qui eût autrefois écouté du Bach, lu du Mauriac et regardé des films d’art et d’essai, et qui, aujourd’hui, écoute Haendel et MC Solaar, lit Flaubert et John Le Carré, s’en va voir un Visconti et le dernier Die Hard et mange des hamburgers à midi et des sashimis le soir.
Il est toujours très troublant de découvrir un habitus social dominant là où on croyait voir la marque de sa singularité. Troublant et peut-être même vexant. Que moi, Renée, cinquante quatre ans, concierge et autodidacte, je sois, en dépit de ma claustration dans une loge conforme, en dépit d’un isolement qui aurait dû me protéger des tares de la masse, en dépit, encore, de cette quarantaine honteuse ignorante des évolutions du vaste monde en laquelle je me suis confinée, que moi, Renée, je sois le témoin de la même transformation qui agite les élites actuelles – composées de petits … khâgneux qui lisent Marx et s’en vont en bande voir Terminator ou de
petites … qui font leur droit à Assas et sanglotent devant Coup de foudre à Notting Hill – est un choc dont je peine à me remettre. Car il apparaît très nettement, pour qui prête attention à la chronologie, que je ne singe pas ces jouvenceaux mais que, dans mes pratiques éclectiques, je les ai devancés.