Charles de Sévigné, fils mâle aimé ?
Le roman de Bruno de Cessole, Le moins aimé, est à apprécier comme un cas d’école, bluffant, qui réussi une sorte d’hold up littéraire et historique en détournant sur son héros, la fortune et la postérité de l’œuvre de Madame de Sévigné (trois tomes aux éditions de la Pléiade ). Si l’œuvre épistolaire de la marquise égale celle de nos plus grands auteurs, son originalité réside dans le fait qu’il s’agit d’un corpus de lettres de famille, sinon de lettres privées, qui
ont comme outrepassé leur audience confidentielle, parce point destinées à être publiées. Investi d’une verve familiale « familière », autorisé par sa généalogie, puisque descendant de la marquise, Bruno de Cessole, écrivain et critique littéraire, ne pouvait commettre forfait plus habile et légitime. A travers l’alias et alter ego qu’il s’est choisi en Charles, le fils, l’auteur s’immisce auprès de son illustre aïeule, pour intercéder et plaider, défendre et recadrer à l’amiable les points litigieux d’une œuvre posthume, sur lesquels, les biographes les plus avertis se perdent en conjonctures infructueuses. Pour reprendre le titre de Bruno Cessole,
Le moins aimé ne pouvait comparaître en étant plus prévenant et attentionné à l'égard de celle, par laquelle il procède, pour se concilier et réconcilier à sa suite, les lecteurs les plus regardants.
Abordé la suite des lettres de la Marquise, le livre de Cessole se recommande comme un postscriptum inspiré, pour les spécialistes et connaisseurs de l’épistolière, c’est aussi un livre à lire comme un roman, telle une introduction gracieuse vers Mme de Sévigné, sa vie, son oeuvre, son siècle. MC Jarrias
Bruno de Cessole, Le moins aimé : Editions de La Différence, 2009, 283 pages. 17 €
Le roman de Bruno de Cessole, Le moins aimé, est à apprécier comme un cas d’école, bluffant, qui réussi une sorte d’hold up littéraire et historique en détournant sur son héros, la fortune et la postérité de l’œuvre de Madame de Sévigné (trois tomes aux éditions de la Pléiade ). Si l’œuvre épistolaire de la marquise égale celle de nos plus grands auteurs, son originalité réside dans le fait qu’il s’agit d’un corpus de lettres de famille, sinon de lettres privées, qui
ont comme outrepassé leur audience confidentielle, parce point destinées à être publiées. Investi d’une verve familiale « familière », autorisé par sa généalogie, puisque descendant de la marquise, Bruno de Cessole, écrivain et critique littéraire, ne pouvait commettre forfait plus habile et légitime. A travers l’alias et alter ego qu’il s’est choisi en Charles, le fils, l’auteur s’immisce auprès de son illustre aïeule, pour intercéder et plaider, défendre et recadrer à l’amiable les points litigieux d’une œuvre posthume, sur lesquels, les biographes les plus avertis se perdent en conjonctures infructueuses. Pour reprendre le titre de Bruno Cessole,
Le moins aimé ne pouvait comparaître en étant plus prévenant et attentionné à l'égard de celle, par laquelle il procède, pour se concilier et réconcilier à sa suite, les lecteurs les plus regardants.Abordé la suite des lettres de la Marquise, le livre de Cessole se recommande comme un postscriptum inspiré, pour les spécialistes et connaisseurs de l’épistolière, c’est aussi un livre à lire comme un roman, telle une introduction gracieuse vers Mme de Sévigné, sa vie, son oeuvre, son siècle. MC Jarrias
Bruno de Cessole, Le moins aimé : Editions de La Différence, 2009, 283 pages. 17 €