jeudi 30 septembre 2010

Du dernier Néandertalien AO

A l'Homo sapiens Pascal Quignard 

Projection concomitante, la même semaine, en salles parisiennes, de deux films réalisés par Jacques Malaterre. Deux hommages, l’un au dernier Néandertalien AO, l’autre à un Homo sapiens (bien nommé) : Pascal Quignard. D’un coté, une méga production pour un spectacle grands écrans, de l’autre un film intimiste en tête à tête avec le lauréat du Prix Goncourt 2002, pour une distribution confidentielle, d’une date unique, au Centre Beaubourg, en présence de l’écrivain. A l’issu de la projection, (précédée par l'introduction d'Arlette Farge) dommage que la magie de la rencontre ait tournée court eu égard à un portefeuille égaré par un étourdi. Le public a eu beau s’estimer enchanté d’apprendre qu’Antoine Gallimard était vraissemblablement dans la salle, le charme était définitivement rompu. mcj

samedi 25 septembre 2010

Blanche Selva en son temps

Fille spirituelle de Vincent d’Indy & pianiste illustrissime
Une récente biographie permet de retracer la vie de Blanche Selva (1884-1942), sa carrière de pianiste interprète concertiste bouleversera le monde de la musique. Tout commence par sa rencontre avec Vincent d’Indy à Valence dans la Drôme.
L’immense pianiste Blanche Selva a entamé à l’orée du siècle, eut égard au progrès des transports et communications, un parcours inouï, encore inconcevable quelques années avant, non seulement pour tout concertiste de carrière mais surtout pour une femme… Sa modernité et son rôle de précurseur et de pionnière est indéniable, fut-il à l’insu du grand public ; tant on ne sait pas toujours tout ce qu’on lui doit, notamment ses annotations ou 'doigtés' des partitions de Bach.
Son itinéraire est exemplaire et sans faute, à la fois inspiration et support à réflexion. Depuis son initiation précoce à la musique, jusqu’à sa rencontre dans la Drôme avec le compositeur ardéchois Vincent d’Indy, où sa carrière pris son essore, la vie de Blanche Selva est une véritable épopée. Son parcours, inouï, s’il en est, est celui d’une légende vivante qui mériterait que des musicologues et historiens se penchent sur ce destin hors norme pour être plus amplement étudié et mis en valeur (l’association Blanche Selva, près de Montélimar rassemble une vaste documentation ouverte aux chercheurs à cet effet).
Cette trajectoire de femme à une époque où rien ne la prédisposaient à une telle carrière, et quelle carrière ! mériterait d’être redécouvert. Assurément, l’audience française et européenne qu’elle eut par les concerts et les écoles où elle dispensa son enseignements notamment à Bruxelles, Prague et Barcelone et au delà, avec ses nombreux élèves qui essaimèrent dans le monde, dépasse, l’audience confidentielle de connaisseurs qui perpétuent sa mémoire.
Marie-Claude Jarrias
(la Tribune du 23 septembre 2010)
Une incomparable artiste Blanche Selva, Pianiste, pédagogue, musicienne, livre avec CD, par Guy Selva, est en vente à 30 euros. Pour en savoir plus, voir le site internet wwwBlanche-selva.com. L’association Blanche Selva qui a rassemblé un vaste fond d’archive sur la pianiste est située à La Touche. Contact par téléphone : 0660630626. A noter, Blanche Selva fera l'objet d'une exposition ambitieuse à Montélimar en partenariat avec la Médiathèque et le Conservatoire de Musique au printemps prochaine.

mercredi 22 septembre 2010

Maurice Savin (1894-1973)

UN « BONNARD » DE LA DROME
La jeunesse du peintre Maurice Savin, d’origine Drômois (Nyons et Dieulefit), tient, du parcours sans faute ; depuis sa scolarité à Valence où son père est médecin, jusqu’à son entrée à l’Ecole des Arts Décoratifs à Paris en 1913. A peine formé, il a rendez-vous avec l’histoire, mobilisé pendant la guerre de 14-18 dans les chasseurs alpins, il est blessée et réformé avec la Croix de Guerre. De nombreux prix, jusqu’à la Légion d’Honneur ponctueront ensuite, une carrière artistique mené avec perspicacité et ténacité.
Peinture sur toile : La cour de ferme
Dès ses débuts, après la première guerre, Maurice Savin est d’abord peintre. Les expositions se suivent au Salon d’Automne, chez Berthe Weill, aux Tuileries, à la galerie Druet. Peintre il le restera sa vie durant, en menant toutefois, une pratique artistique multi carte, « touche à tout ». Il excellera, dans des registres différents des arts décoratif : avec la céramiques et un passage par la Manufacture de Sèvres, la tapisserie de haute lisse des Gobelins, des décors sculpté sur meuble, la création de médailles commandées par l’Hôtel de la Monnaie, une pratique de la gravure sur bois et de la lithographie parfois associé à des fins publicitaire.
Tapisserie : Marché aux truffes
Mais surtout, Maurice Savin se lance dans la décoration murale pour la mairie de Montélimar en 1936. Une première incursion de cette envergure qui reste un coup de maître, qu’il réitérera pour des commandes publiques et quelques rares particuliers privilégiés. De là, sont nées les larges panneaux que les montiliens connaissent si bien, pour être annuellement mise à l’honneur, dans la déambulation du Salon de Peinture de la ville, dans le hall supérieur de l’escalier central. Ce travail spectaculaire, qui fut restaurée, et donc pérennisée avec la mairie, il y a quelque années, est sans doute à compter, parmi les chefs d’œuvre de l’artiste, comme une de ses réalisations les plus ambitieuse et aboutie, et parfaitement représentative de son répertoire. De fait, connu des Montilien par cette fresque, c’est sans nulle doute à Montélimar que la renommée de l’artiste est la plus populaire, la plus vivace.
Car il est à déplorer, que l’œuvre de l’artiste, véritable « Bonnard méconnu » reste encore aujourd’hui, trop injustement ignorée du grand public. Certes Savin a été l’ami de contemporain majeurs qui ont soutenu et admiré : Marcel Sauvage, André Salmon, Jacques de Laprade, Pierre Mac Orlan, Pierre Mazards, Florent Fels, Francis Carco, Fosca, Pierre Palué…

De son vivant, malgré sa discrétion légendaire, de Grandes rétrospectives sont organisées au Musée de Valence (1955) et au Palais de la Méditerranée à Nice (1969), tandis que le Musée d’Art Moderne de Paris lui rend un hommage posthume en 1979. Et si quelques monographies sont consacrées à son œuvre, ses admirateurs regrettent, qu’elles ne lui aient pas encore permis de trouver sa juste place, dans l’histoire de l’art du XXième siècle.
Nombreux sont les artistes musiciens, peintres, écrivains qui ont de long purgatoire avant d’être redécouvert. L’exposition inspiré, montée par Yvon Morin au Centre d’Art et d’Animation du Poët Laval, à donc le mérite de voir arriver Savin à la suite d’illustres prédécesseurs devant lesquels son art ne démérite point, au contraire. Pour rappel, on citera les noms des Dufy, Dunoyer de Segonzac, Redon, Bonnard et autre Jongkind...
Assurément Savin égal ces pointures prestigieuses, il est de leur trempe, et même, on n’est pas loin d’estimer, qu’il ne les surpasse de bien des façons, mais la postérité n’a pas encore tranché. Parmi ses œuvres de peintre coloriste, on retiendra que Savin fait la  part belle aux scènes de genres des campagnes, celles des travaux saisonniers collectifs des champs et des vergers, des moments d’allégresse et des gestes immémoriaux comme autant de citations d’iconographies moyenâgeuses, tel que l’on trouve dans des Bruegel et tout le long de l’histoire de l’art. Ses tableaux et tapisseries sont à la fois datés et intemporels, universels et imprégnés de nos latitude, avec quelque chose qui tient à la spécificité d’un éclairage Sud-Rhône-Alpin, d’allusions qui sont celle d’un art de vivre au fil de nos saisons, où le mouvement des êtres et l’inertie des choses, s’entre-pénètrent en un Tout, à la fois offrande et célébration. Définitivement drômois, Savin apparait comme le précurseur de la pléiade des Cathelin et Boncompain d’aujourd’hui.
Marie-Claude Jarrias pour le Journal La Tribune

Au Centre d’art et d’animation du Poët Laval. Exposition "Un hymne à la vie" Jean Carton (sculpteur) et Maurice Savin (peintre) jusqu’au dimanche 19 septembre. Prix d’entrée 3 euros. Horaires d'ouverture : tous les jours de 11h à 12h et de 15h à 19h Pour plus d'informations, 04 75 46 49 38.

Céramique : Femme à la hotte,
En « à coté » :
Savin à Dieulefit et Romans
Pour mémoire, soulignons que selon Jean-Jacques Bompard des Etudes Drômoises, le peintre Maurice Savin fait parti de ces écrivains et artistes réfugiés de la guerre qui séjournent à Dieulefit, pendant la seconde guerre.
Dans cet article consacré au peintre, on y découvre, aussi, qu’en 1972, Savin fait donation de la presque totalité de son œuvre gravée au Musée de Romans qui est inauguré le 27 novembre de la même année. L’ensemble est exposé depuis plus de 35 ans au le Musée de la chaussure, mais c’est à déplorer, à l’étage et à l’écart, ce fond reste méconnu du public. Dommages…
Pour en savoir plus « Quand Maurice Savin dessinait des chaussures », un article de Jean-Jacques Bompard, Revue trimestrielle des Etudes drômoises, AUED, Valence, n°40 de décembre 2009 pp. 17 à19.

lundi 13 septembre 2010

Agave americana bleue

 Agave americana bleue du Mexique
A ne pas confondre avec les aloes
Après d'avoir produit des rejets ou drageons en forme de rosette
Cette plante fleurit au bout de dix à vingt ans
La tige de la fleur en épi peut atteindre 7 à 8 m
 Une unique fois et meurt
Agave devant une sorte de cabanon amélioré
ou villa abandonnée
A Saint-Paul-Trois-Châteaux (Drôme)

Bambouseraie d'Anduze

Parafrance depuis 1850
Allée centrale, dès l'entrée...
Les Bambous peuvent atteindre jusqu'à 30 m
Un pont ferrovier enjambe en plusieurs arches la bambouseraie
Ligne ferrovière en service
Vraie locomotive et bruitage
Bambous nains en bordure
Où l'on voit que le bambou est une herbe
Graminée-poacée, c'est écrit !
  Jeux de lumière
Bambous et jeunes palmiers
qui semblent apprecier ce terrains
Feuilles mortes couvres sol
Bananiers
Petit temple et offrande
Pilotis
Maison sur pilotis
Jardin potager
Plus à voir :
Le Jardin du Dragon d'Eric Borga avec arbres taillés en nuage
Le village Laotien, le Labyrinthe, les Serres, les Jardin aquatique...

Camargue, dernier week end d'Août

Aux Saintes-Marie-de-la-Mer avec Aline
 
After a night in the local Youth Hostel near Cacharel
A stop at the Sheriff
From the Saintes to the wild beach, horse riding
Champi & Farandole after 2 hours walk on their back
Sheriff's back office
A place to put a back or two
Stuffed white horses souvenirs from Camargue
Stuffed Pink flamingo
Sample of Van Ghog in Saintes-Marie-de-la-Mer
Saintes-Marie-de-la-Mer, on Rhône Delta, near Arles

mardi 24 août 2010

La vie de Nicolas de Staël

Le Prince foudroyé
par Laurent Greilsamer
Dès le titre : Le Prince foudroyé, le lecteur ne peut que s'attendre au récit d'une vie, hors du commun, que les assauts du destin et du siècle n'épargneront pas. Déjà, Nicolas de Staël, n'a que trois ans et demi, lorsque, chassé par la Révolution Russe de 1917, il quitte la forteresse Pierre-et-Paul avec ses parents. Pour parer à toute éventualité, les bijoux sont cousus dans la robe de la nounou et le reste des pierres précieuses sont dissimulées dans une miche de pain. Saint-Pétersbourg récemment rebaptisée Petrograd, pour faire moins Allemand, est en train d'agonir. C'est la fin d'un monde, celui de la Russie et de son aristocratie, dont la famille de Staël fait partie.
Dès les années 30, la légende d'aristocrate russe, orphelin abandonné, tombé du ciel, tel une météorite, vaut à Nicolas le surnom de 'Prince'.
Il suit des cours à l'Académie Royale des Beaux Arts de Bruxelles, où on le décrit, distant et nonchalant, mélancolique et supérieur, expert en apparitions brèves, semblant errer parmi ses compagnons. Très tôt, il a la conviction que l'on peint avec sa tête et son ventre, pas avec ses connaissances. De 'Prince', il n'en a que le sobriquet, il est, et restera longtemps, de Bruxelles à Paris et tout le long de ses pérégrinations, un locataire itinérant et famélique, c'est la vie de bohème. C'est d'ailleurs cette vie de misère, avec la faim et le froid qui aura raison de sa première compagne : Jeannine Guillou, peintre de son état, rencontrée au Maroc. A sa mort, Nicolas se remariera presque aussitôt avec Françoise Chapouton.
Sa vie durant, le Prince n'aura eut qu'une raison d'être, celle de peindre : « Ma seule préoccupation fut et sera toujours de peindre, quelque soit mon état moral et matériel. ». Durant la guerre et l'occupation nazi, le cubisme et l'art abstrait sont qualifiés d'art 'dégénéré' et les peintres novateurs se serrent les coudes. A la libération, les Parisiens se bousculeront aux portes des salons d'art moderne où l'on fait fête aux artistes. De Staël invente, alors, un style personnel qui surprend et irrite, tout en suscitant l'intérêt de ses pairs et des poètes. Quelques rares amateurs d'art le soutiennent dans ses années de vache maigre. Il travaille sa peinture en épaisses couches de pigments qui alourdissent singulièrement ses toiles, et qui sont parfois, si larges, qu'il faut forcer les cadres des fenêtres pour les faire entrer dans l'atelier.
Malgré la tendance du peintre à l'abstraction, Nicolas de Staël ne sera jamais complètement abstrait. Il garde toujours devant les yeux ou en mémoire la source d'inspiration. Peintre pur, il n'explique pas sa peinture et laisse aux autres le soin de donner les titres. Enfin, en 1953, une galerie à New York expose de Staël, l'engouement, qui a commencé avant-même le vernissage, est général. Désormais les musées et les plus prestigieuses collections se disputent les toiles. Aucune toile n'est trop chère payée et, chez les marchands, les prix flambent. Mais le sort est impitoyable. Ayant enfin beaucoup d'argent, après en avoir si cruellement manqué, Nicolas de Staël rejoint le Panthéon des artistes maudits en se suicidant le 16 mars 1955 à Antibes. Depuis la légende du peintre n'en fini pas de hanter les vivants qui, à l'exemple du biographe Laurent Greilsamer, n'ont cesse de sonder ce destin hors norme.
La vie de Nicolas de Staël par Laurent Greilsamer, peut se revendiquer d'une solide tradition journalistique. Ici point d'affabulation, mais une étude étayée de documents, d'archives d'époque et témoignages inédits. Par son sérieux et sa rigueur, cette biographie est la biographie de référence sur Nicolas de Staël.  mcj (Article parut en 1999 dans la Tribune de Montélimar à l’occasion d’une conférence de Laurent Greisalmer à l’Atelier-Musée du livre et de la Typographie à Grignan)

lundi 16 août 2010

Amazon s'installe à Montélimar

C'est officiel depuis le 29 juin, Amazon ouvrira dans le courant de l'année un nouveau centre de distribution de 36 000 mètres carrés, soit l'équivalent de cinq terrains de football, à Montélimar dans la Drôme. Le processus de recrutement démarre sans attendre, plusieurs centaines de postes (500) sont à pourvoir pour septembre.
 A la UNE de la presse locale
Amazon est une entreprise de commerce -le plus gros e commerçant du monde- électronique américaine basée à Seattle. Sa spécialité la plus connue est la vente de livres, mais elle est diversifiée dans d'autres produits, notamment dans la vente de tous types de produits culturels : disques CD, musique en téléchargement, DVD, appareils photos numériques, informatique et dans l'équipement de la maison, etc. Créée par en juillet 1995, elle a été introduite en bourse au Nasdaq en mai 1997. La filiale française a ouvert en 2000.
On parle de 500 emploi pour commencer... 
Dès septembre la machine sera mise en route.
Pendant longtemps, Amazon.com a perdu de l’argent à chaque livre vendu en raison de ses importants investissements pour s'étendre, notamment parce qu'ils devaient constituer leur propre base de données ex-nihilo, en assurant la description bibliographique complète et la scannerisation de chaque document mis à la vente.

Gratuité du port : en novembre 2007 s'ouvre un procès entre le Syndicat de la librairie française et « Amazon.fr » au sujet des frais de port offerts par ce dernier. Début décembre 2007, la société est condamnée à l'issue de ce procès. Néanmoins, la Cour de cassation a estimé quelques mois plus tard, le 6 mai 2008, dans une autre affaire similaire concernant Alapage, que « la prise en charge par le vendeur du coût afférent à l’exécution de son obligation de délivrance du produit vendu ne constitue pas une prime au sens des dispositions du code de la consommation », rendant ainsi la gratuité du port possible.
"Amazone arrive à Montélimar... au Galop"  pas mal le titre !
Amazone : homonymie dans Wikipédia : 
-L'Amazone est un fleuve d'Amérique du Sud.
-Les Amazones sont un peuple de femmes guerrières dans la mythologie grecque.
-La guerrière amazone est un stéréotype du personnage de fiction.
-En équitation, « monter en amazone » signifie chevaucher avec les deux jambes du même côté du cheval.
-Les amazones, des oiseaux de la famille des Psittacidae c'est-à-dire proches des perruches et des perroquets.