jeudi 10 septembre 2009
jeudi 3 septembre 2009
LEONARD COHEN LIVE
LIVE IN LONDON ?
BUT in Vienne en Isère (38), mardi 18 aout 2009, dès 20H... parti pour 3 heures de scène. Autrefois, très in sur la scène neworkaise, aujourd'hui dans... un théatre antique romain. Et prochainement dans les arènes de Nimes, le 20 aout.
Leonard Norman Cohen, né le 21 septembre 1934 à Montréal (Québec), est un poète, romancier et surtout auteur-compositeur-interprète canadien.
Son premier recueil de poésies paraît à Montréal en 1956 et son premier roman en 1963.
Ses premières chansons, dont, Songs of Leonard Cohen, 1967,
sont ancrées dans la musique folk , et chantées avec une voix de baryton.
Dans les années 1970, ses influences se multiplient :
musique pop, de cabaret, et du monde.
baryton-basse, ou même basse, accompagné de synthétiseurs et de choristes.
Dans tous ses travaux, Cohen reprend souvent les mêmes thèmes :
la religion, la solitude, la sexualité et la complexité des relations interpersonnelles.
au Rock and Roll Hall of Fame en 2008.
Il est Compagnon de l'Ordre du Canada (CC) depuis 2003,
la plus haute distinction civile canadienne.
L'année 2008 marque son grand retour sur scène.
L'année 2008 marque son grand retour sur scène.
(Thank you, Wikipedia -we keep... ;-)
Featured on CD & concert : I
1. Dance Me To The End Of Love
2. The Future
3. Ain'T No Cure For Love
4. Bird On The Wire
5. Everybody Knows
6. In My Secret Life
7. Who By Fire
8. Hey, That'S No Way To Say Goodbye
9. Anthem
10. Introduction
CD : II
1. Dance Me To The End Of Love
2. The Future
3. Ain'T No Cure For Love
4. Bird On The Wire
5. Everybody Knows
6. In My Secret Life
7. Who By Fire
8. Hey, That'S No Way To Say Goodbye
9. Anthem
10. Introduction
CD : II
1. Bougie Street
2. Hallelujah
3. Democracy
4. I'M Your Man
5. Recitation W/N.L
6. Take This Waltz
7. So Long, Marianne
8. First We Take Manhattan
9. Sisters Of Mercy
10. If It Be Your Will
2. Hallelujah
3. Democracy
4. I'M Your Man
5. Recitation W/N.L
6. Take This Waltz
7. So Long, Marianne
8. First We Take Manhattan
9. Sisters Of Mercy
10. If It Be Your Will
vendredi 7 août 2009
Bazar A B C D
jeudi 30 juillet 2009
MALLARME ET L'ARDECHE
Art & Dèche
Sacré Prince des poètes par ses pairs, il débuta au lycée de Tournon.
Les dés sont jetés et les jeux sont faits. Il a mis cette bourgade au bord du fleuve le Rhône, au nord de l’Ardèche, sur les Atlas scolaires. Pour s’en assurer, il suffit d’ouvrir les manuels d’histoire littéraire. On a deviné, il s’agit de Mallarmé dont on commémore cet automne, sise à Tournon, le centenaire de sa disparition et sa postérité.
Tout commence le 7 novembre 1863, Mallarmé est nommé chargé de cours d’anglais au lycée de Tournon. Quelques semaines auparavant, il passait l’examen exigé pour l’enseignement des langues vivantes. Dans la foulée, d’autres évènements se bousculaient : il s’était marié à Londres, son père venait de mourir, il rentrait en France. Rares sont les passages aussi drastiques de la jeunesse insouciante à l’âge adulte. Il a 21 ans. Envoyé à Tournon. A travers ses lettres, sa première réflexion est laconique, Tournon est « bien loin, derrière Lyon ». A Tournon, il préférait la proximité de Paris. Arrivés à Tournon pour la rentrée, Mallarmé et Mary, sa femme, s’installent au 19 rue de Bourbon. Tournon s’avère être une petite bourgade paysanne dévastée par les vents. Le tableau est lugubre et augure mal de l’avenir. Tournon est « un noir village », « hideux trou de Tournon », « petit village très sale » dira Mallarmé. Très vite, un sentiment d’exil, d’éloignement et d’isolement prédomine. Le pire ennemi, c’est l’ennui, l’ennui qui génère son propre ennui. Celui de la routine quotidienne. Et Mallarmé qui ne vit que lorsqu’il fait des vers constate : « (…) je m’ennuie parce que je ne travaille pas, et, d’un autre côté, je ne travaille pas parce que je m’ennuie. Sortir de là ». C’est pourtant lui qui envisageait favorablement, avec Mary, la sinécure de l’enseignement, préférable à celle des administrations, à laquelle le destinait sa famille ; cela, pour mieux se consacrer à l’art… « La vie de professeur dans un lycée est simple, modeste, calme. Nous y serons tranquilles. J’y vise ».

Pour la rentrée bis, à Tournon, sa fille Geneviève naît le 19 novembre 1864. L’année suivante, les Mallarmé s’installent avec « Bengalis, oiseau bleu, poisson rouge, Neige (la chatte blanche) », dans un nouvel appartement, 2 allée du Château. Dans cet appartement, il est enfin chez lui. Se plaît-il à Tournon ? Sans doute. Jusque dans ses lettres, il fait longuement valoir les aménités dont il jouit. Notamment sa vue sur le Rhône. Mais perfide, il n’oublie pas la perspective par laquelle il procède… « Je ne pense plus être à Tournon, du tout ». Depuis Tournon, Mallarmé entretient une correspondance abondante, au point d’être « exténué de lettres » écrites à la « vingtaine », parfois à la « trentaine ». Il se résout même à les écrire pendant ses heures au lycée, afin de consacrer ses soirées à la poésie. Au quotidien, il n’a aucune tendresse pour ce qu’il appelle « le hideux travail de pédagogue ». Il se décrit peu respecté et chahuté, il est parfois même accablé de papier mâché et de huées. Mais plus encore, c’est l’ajustement intellectuel à ses classes qui coupent sa journée qui le mortifie.
Trois années durant à Tournon, Mallarmé n’aura de cesse de poursuivre ses aspirations de poète et de littérateur. Outre sa correspondance, il écrit des poèmes qui restent parmi les plus belles pages de notre langue. Ainsi « L’Azur : où fuir dans la révolte inutile et perverse ? » et « Brise marine : la chair est triste hélas ! et j’ai lu tous les livres ». C’est à Tournon encore qu’il commence « Hérodiade » d’abord tragédie puis poème et « L’après midi d’un faune » dont l’élaboration durera dix ans. A l’issue de l’année scolaire 1866, Mallarmé sera muté quelques mois à Besançon, puis à Avignon, avant de se retrouver à Paris. A la mort de Verlaine, il sera consacré Prince des Poètes. C’est à Paris encore qu’il inaugurera les Mardis de la rue de Rome… Mais à vrai dire, s’il est parti de Tournon, c’est qu’il fut renvoyé pour avoir publié des poèmes, jugés un peu lestes, dans le « Parnasse contemporain », une anthologie de la nouvelle poésie.
En guise de post scriptum, en 1868, voici ce que Mallarmé recommande à son ami Cazalis qui s’apprête à passer par la vallée du Rhône pour rejoindre le Sud : « Jette les yeux sur ce pauvre petit Tournon, en passant par le bateau : nous y avons vécu trois ans ! Si tu vois, flanquant le vieux château d’un côté comme de l’autre, sa vieille tour conservée, une petite maison, ordinaire, à persiennes blanches, c’est là, mon cher ami, que j’ai rêvé ma vie entière, et l’Absolu. Je pourrais sans peine sentir une larme en t’écrivant ceci ». Emu et émouvant, bouleversé et bouleversant, Mallarmé avoue l’inavoué : une forme de révérence à l’adresse de Tournon.
Marie-Claude Jarrias
( Article écrit pour la Tribune du 22 octobre 1998, à l'occasion du colloque : Mallarmé, et après ? Réunit autour de Daniel Bilous, 18 chercheurs et praticiens de la littérature et de l’art. Tournon du 24 au 27 octobre. Références des citations tirées de « Correspondance de Mallarmé », Editions Folio, 1995)
Note : Aujourd'hui pied du château de Tournon, la Maison où séjourna Mallarmé est une maison à la facade ocre, volets bleu, une plaque apposée y atteste le passage du poète, sans plus... Il y a quelques années encore elle hébergait en rez de chaussée, les bureau d'une modeste entreprise de sonorisation et animation "Mélody...."
A quand un musée Mallarmé ?
Les dés sont jetés et les jeux sont faits. Il a mis cette bourgade au bord du fleuve le Rhône, au nord de l’Ardèche, sur les Atlas scolaires. Pour s’en assurer, il suffit d’ouvrir les manuels d’histoire littéraire. On a deviné, il s’agit de Mallarmé dont on commémore cet automne, sise à Tournon, le centenaire de sa disparition et sa postérité.
Tout commence le 7 novembre 1863, Mallarmé est nommé chargé de cours d’anglais au lycée de Tournon. Quelques semaines auparavant, il passait l’examen exigé pour l’enseignement des langues vivantes. Dans la foulée, d’autres évènements se bousculaient : il s’était marié à Londres, son père venait de mourir, il rentrait en France. Rares sont les passages aussi drastiques de la jeunesse insouciante à l’âge adulte. Il a 21 ans. Envoyé à Tournon. A travers ses lettres, sa première réflexion est laconique, Tournon est « bien loin, derrière Lyon ». A Tournon, il préférait la proximité de Paris. Arrivés à Tournon pour la rentrée, Mallarmé et Mary, sa femme, s’installent au 19 rue de Bourbon. Tournon s’avère être une petite bourgade paysanne dévastée par les vents. Le tableau est lugubre et augure mal de l’avenir. Tournon est « un noir village », « hideux trou de Tournon », « petit village très sale » dira Mallarmé. Très vite, un sentiment d’exil, d’éloignement et d’isolement prédomine. Le pire ennemi, c’est l’ennui, l’ennui qui génère son propre ennui. Celui de la routine quotidienne. Et Mallarmé qui ne vit que lorsqu’il fait des vers constate : « (…) je m’ennuie parce que je ne travaille pas, et, d’un autre côté, je ne travaille pas parce que je m’ennuie. Sortir de là ». C’est pourtant lui qui envisageait favorablement, avec Mary, la sinécure de l’enseignement, préférable à celle des administrations, à laquelle le destinait sa famille ; cela, pour mieux se consacrer à l’art… « La vie de professeur dans un lycée est simple, modeste, calme. Nous y serons tranquilles. J’y vise ».
La vie calme ou simple de Tournon, Mallarmé en a cure. Et c’est à son traitement dérisoire qu’il fera allusion par le truchement d’un calembour, lorsqu’il écrit à la veille de son congé d’été : « Demain je fuirai l’Ardèche. Ce nom me fait horreur. Et pourtant, il renferme les deux mots auxquels j’ai voué ma vie : Art, dèche… ».
Pour la rentrée bis, à Tournon, sa fille Geneviève naît le 19 novembre 1864. L’année suivante, les Mallarmé s’installent avec « Bengalis, oiseau bleu, poisson rouge, Neige (la chatte blanche) », dans un nouvel appartement, 2 allée du Château. Dans cet appartement, il est enfin chez lui. Se plaît-il à Tournon ? Sans doute. Jusque dans ses lettres, il fait longuement valoir les aménités dont il jouit. Notamment sa vue sur le Rhône. Mais perfide, il n’oublie pas la perspective par laquelle il procède… « Je ne pense plus être à Tournon, du tout ». Depuis Tournon, Mallarmé entretient une correspondance abondante, au point d’être « exténué de lettres » écrites à la « vingtaine », parfois à la « trentaine ». Il se résout même à les écrire pendant ses heures au lycée, afin de consacrer ses soirées à la poésie. Au quotidien, il n’a aucune tendresse pour ce qu’il appelle « le hideux travail de pédagogue ». Il se décrit peu respecté et chahuté, il est parfois même accablé de papier mâché et de huées. Mais plus encore, c’est l’ajustement intellectuel à ses classes qui coupent sa journée qui le mortifie. 
En guise de post scriptum, en 1868, voici ce que Mallarmé recommande à son ami Cazalis qui s’apprête à passer par la vallée du Rhône pour rejoindre le Sud : « Jette les yeux sur ce pauvre petit Tournon, en passant par le bateau : nous y avons vécu trois ans ! Si tu vois, flanquant le vieux château d’un côté comme de l’autre, sa vieille tour conservée, une petite maison, ordinaire, à persiennes blanches, c’est là, mon cher ami, que j’ai rêvé ma vie entière, et l’Absolu. Je pourrais sans peine sentir une larme en t’écrivant ceci ». Emu et émouvant, bouleversé et bouleversant, Mallarmé avoue l’inavoué : une forme de révérence à l’adresse de Tournon.Marie-Claude Jarrias
( Article écrit pour la Tribune du 22 octobre 1998, à l'occasion du colloque : Mallarmé, et après ? Réunit autour de Daniel Bilous, 18 chercheurs et praticiens de la littérature et de l’art. Tournon du 24 au 27 octobre. Références des citations tirées de « Correspondance de Mallarmé », Editions Folio, 1995)
A quand un musée Mallarmé ?
jeudi 23 juillet 2009
RE-MONTER DANS L'ECHELLE DU STYLE
(from the web)
RIBBON STAIRCAISE
ESCALIER HELICOIDAL
FRENCH - ENGLISH LESSON :
ECHELLE / LADDER
1. échelle[eʃɛl]nom féminin [outil] ladder
monter dans l'échelle sociale (figuré) to climb the social ladder
échelle coulissante extension ladder
échelle coulissante extension ladder
échelle de corde rope ladder
échelle double (high) stepladder
échelle d'incendie fireman's ladder
échelle de meunier straight wooden staircase
faire la courte échelle à quelqu'un to give somebody a leg up
il n'y a plus qu'à tirer l'échelle (familier) we might as well just give up
sur l'échelle de Richter on the Richter scale
4. [dimension] scale
des villes à l'échelle humaine cities (built) on a human scale
échelle des valeurs scale of values
6. musique scale
à grande échelle locution adjectivale :
1. [dessin] large-scale
2. [projet] ambitious
à grande échelle locution adverbiale on a large scale
à l'échelle locution adverbiale
2. [projet] ambitious
à grande échelle locution adverbiale on a large scale
à l'échelle locution adverbiale
mercredi 8 juillet 2009
mardi 2 juin 2009
Maureen Mc Cormick
1er Prix du Salon de Peinture de la Ville de Montélimar
Dans le sud de la Drôme, et alentour, on a appris à connaitre Maureen McCormick et son art. On est nombreux à être venue à l’un de ses vernissages qui ponctue au fil des ans ses expositions, depuis 9 ans. L’hiver dernier, à la suggestion d’une de ses élèves, elle a participé au 44ième Salon de peinture de la Ville de Montélimar. Il y avait plus de 200 toiles et autant d’artiste, elle a été choisie par le jury pour le 1er prix de la ville de Montélimar. Un prix important, doté d’un chèque de plus de 1000 Euros. Et peut-être, à la clé, une exposition à Montélimar pour 2010.
Dans le sud de la Drôme, et alentour, on a appris à connaitre Maureen McCormick et son art. On est nombreux à être venue à l’un de ses vernissages qui ponctue au fil des ans ses expositions, depuis 9 ans. L’hiver dernier, à la suggestion d’une de ses élèves, elle a participé au 44ième Salon de peinture de la Ville de Montélimar. Il y avait plus de 200 toiles et autant d’artiste, elle a été choisie par le jury pour le 1er prix de la ville de Montélimar. Un prix important, doté d’un chèque de plus de 1000 Euros. Et peut-être, à la clé, une exposition à Montélimar pour 2010.
Plusieurs fois par semaine, par un chemin de terre, elle vient au village, distant de 4 – 5 km, pour faire ses emplettes. Au fur et à mesure, elle fait des rencontres et se débrouille pour passer par-dessus les obstacles du langage. C’est une vie spéciale, mais il faut dire que Maureen est artiste peintre et qu’elle a décidé de consacrer sa vie à son art. Libre de faire ce qu’elle veut, elle est totalement occupée par ce qui l’anime et peint chaque jour. Elle montre ce qu’elle fait, et parfois vends ses peintures. Avec le peu qu’elle gagne, elle s’autofinance et trouve une location en rez-de-chaussée dans la rue du Petit Faubourg de Grignan. C’est en face de la famille Heinz, à qui elle s’adressera, par exemple, pour changer une ampoule à baïonnette, qui n’existe pas en Amérique. Elle improvisera, porte ouverte, son premier atelier d’artiste. Plus tard, elle passe du Petit Faubourg, au Grand Faubourg de Grignan, près de Josette et Charlou Charpenel, où un grand atelier l’attend et où les expositions se succèdent et se renouvellent plusieurs fois par an.
Maureen peint tout ce qui l’entour : des portraits, des bouquets, des intérieurs, des natures morte, avec notamment les porcelaines de son amie Mireille Favregon de Grignan avec qui elle expose en duo. Chaque année, Maureen fait 4 à 5 expositions, et son travail est simultanément exposé en France dans trois galeries à Lyon, Uzès et Carcassonne. Elle est aussi dans des galeries de Chicago et New York. Aujourd’hui Maureen, vit entourée de champs et de bois truffiers, non loin de Grignan, et continue de s’inspirer des paysages qui l’environnent. Elle peint d’après nature. Pour elle, tout change si vite qu’il faut peindre rapidement. Il y a toujours quelque chose à peindre.
Marie-Claude Jarrias (La Tribune de Montélimar 4 juin 2009)
A voir : Maureen Mac McCormick à la Maison de la Tour, à Valaurie, du jeudi 21 mai au Dimanche 28 juin 2009, tel 04 75 98 52 23, http://www.maison-de-la-tour.fr/ . Egalement, à la Maison de la Tour, les peintures de Shaun Day, les sculptures de Christina James Nielsen et les céramiques de Véronique Vial-Seu.
lundi 11 mai 2009
Expositon Pierre Palué à Poët Laval
(DROME)
Avec Palué c’est un peu, un chapitre de l’histoire du siècle qui s’est écrit dans la Drome.
Avec Palué c’est un peu, un chapitre de l’histoire du siècle qui s’est écrit dans la Drome.
" Château de Grignan " - peinture - 46X61 - aprés 1994 Evadés, Palué se réfugie, à Saint-Donat, chez Lemonon, en même temps qu’une page d’histoire s’ouvre dans la Drôme. Là, une parenthèse d’espoir devient possible, où l’art à droit de citer, dans le siècle malmené par la guerre. Saint-Donat devient grâce aux familles Lemonon-Chancel un foyer pour des réfugiés de tout horizon anonymes ou éminents : souvent israélites, intellectuels, artistes. Aragon et Elsa Triolet se retrouveront dans cette commune.Palué est discrètement employé à la pharmacie locale (Chancel), où le préparateur lui prête du matériel pour ce qui révèlera être sa vie : dessiner et peindre. C’est aussi à cette époque que Palué rencontre Marie-Thérèse Patenne, qui plus de 60 après témoigne : « Il y avait des gens qui venaient de tous milieux, des communistes purs et durs, le Docteur Lévy, Franck (…) Les hiver de restriction, on cassé des noix à la veillées pour faire de l’huile. Ces gars si différents, qui ne pouvaient pas se piffrer, étaient amis ! » Geneviève, la fille de Pierre et Marie-Thérèse complète : « Quelque chose s’est créé ; Aragon est venu à toutes les expos de papa »…
" Le mont Saint Michel " - peinture - 50X65 - 1984Après la guerre, Pierre Palué fréquente l’école d’art à Valence. Côtoie André Lhote qui a une maison à Mirmande. Expose au salon des Surindépendant à Paris. Surtout, il épouse Marie-Thérèse et la Drôme puisque ensemble, ils s’installent définitivement à Chavannes. Un village rural, non loin de Saint-Donat, qui reste une sorte annexe de la mémoire de la grande famille des réfugiés du temps de la guerre.
" Enfant aux jouets " - peinture - 33X55 - 1954 Dans les années 50 – 60, Pierre Palué donne des cours de dessins et de peinture à Valence, au lycée de Tournon, puis l’Ecole d’Art municipale de Roman. Chavannes à beau être isolé, le tempérament de Palué, le porte à des amitiés fidèles qui sont réciproques. Le nombre de visiteurs s’élargit avec le temps et la notoriété du peintre et de son travail. La famille aussi, qui voit la naissance de 7 enfants. Pierre Bergé et Bernard Buffet sont souvent venu ensemble, avant leurs années « show business ». Mais aussi Marcel Sauvage président du prix Renaudot. Et encore, son complice de court de tennis, l’éditeur d’art Pierre Caillet, de Lausanne, qui lui fera l’honneur de lui consacrer plusieurs catalogue.
La liste de tous les amis peintres qui gardent le contacte assidument par correspondance, suivit de visites à Chavannes, équivaut à un bottin mondain de toute une génération d’artistes et d’amis des artistes, écrivains et marchands de tableaux. Parmi eux, Maurice Savin (que Palué appréciait beaucoup), Bierge, Forissier, Chabrier. De grandes expositions en France (de Valence à Paris) et à l’étranger (de Genève à l’Angleterre et aux USA) sont nés de ces rencontres d’ateliers.
Une des particularités de Palué est qu’il est toujours resté fidèle à l’art figuratif, dans une époque où les expérimentations étaient fréquentes. Il a peint des portraits, des nature morte, des bouquets mais ses sujets de prédilection restent les paysages de campagne (la Drôme d’abord et aussi l’Ardeêche, où il aura un cabanon) et les marines, et surtout les bords de mer.
Subsiste aussi, parmi son œuvre des ensembles circonstanciels et thématiques proposés à l’occasion de grandes expositions (thème de Venise ou Paris). Chaque été il passait plusieurs semaines près d’Arcachon.
" Pommes sur nappe bleue " - peinture - 46X61Chantre du temps, temps qui passe, temps qui fait, Palué trouve l’ordre des choses et leur place de toute éternité. Pour ses bouquets quelques aplats sobres et apurés suffisent à évoquer la profusion de fleurs des jardins et des champs. Mais aussi virtuosité énigmatique dans le jeu des couleurs et des nuances pour départager l’eau du ciel, et tous les reflets de ses très remarquables bords de mer. De sa technique résulte une simplicité apparente, où surnage l’évidence d’une réalité mystérieuse et sereine, au bénéfice de la lisibilité poétique.
Voici ce que l’ami Bernard Clavel, qui fut peintre avant d’être écrivain, à écrit de l’art de Palué. «… il y a du rêve dans la réalité de Palué comme il y a du sommeil sur la vie de ses chemins, de ses arbres, de ses maisons, de son eau immobile où dorment des bateaux… Sous cette apparence de douceur se cache une force qui nous empoigne… ».
Marie-Claude Jarrias
Exposition à voir au Centre International d’Art et d’Animation Raymond du Puy, Le Poët Laval (route de Dieulefit). Tel : 04 75 46 49 38, tous les jours du dimanche de 11 h à 12 h et de 15 h à 19 h (Jusqu’au 2 juillet, fermée du lundi au jeudi). http://www.centre-art-drome.com/
Voici ce que l’ami Bernard Clavel, qui fut peintre avant d’être écrivain, à écrit de l’art de Palué. «… il y a du rêve dans la réalité de Palué comme il y a du sommeil sur la vie de ses chemins, de ses arbres, de ses maisons, de son eau immobile où dorment des bateaux… Sous cette apparence de douceur se cache une force qui nous empoigne… ».
Marie-Claude Jarrias
Exposition à voir au Centre International d’Art et d’Animation Raymond du Puy, Le Poët Laval (route de Dieulefit). Tel : 04 75 46 49 38, tous les jours du dimanche de 11 h à 12 h et de 15 h à 19 h (Jusqu’au 2 juillet, fermée du lundi au jeudi). http://www.centre-art-drome.com/
Yvon Morin
Inauguration de l’exposition Pierre Palué à Poet Laval.
Les amis du Centre International d’Art et d’Animation Raymond Dupuy de Poet Laval sont venus nombreux pour l’inauguration de l’Exposition du peintre figuratif Pierre Palué, ouverte jusqu’au 13 septembre.
Né en 1920, Pierre Palué a longtemps vécu à Chavannes près de Saint Donat, depuis 1947, jusqu’à sa mort en 2005, où sont art s’est développé inspiré par la nature et les paysages. Pierre Palué était l’ami de Savin, Aragon, Elsa Triolet, Marcel Sauvage. Lors de l’inauguration Yvon Morin et Gilbert Sauvan ont salué la mémoire de l’un de nos plus grands peintres drômois. Marie-Thérèse Palué épouse du peintre et mère de ses sept enfants, est venue entourée des siens. Hervé Mariton, est passé en voisin, non sans rappeler que sa ville de Crest avait déjà consacré une exposition à Palué en 2001. mcj
Les amis du Centre International d’Art et d’Animation Raymond Dupuy de Poet Laval sont venus nombreux pour l’inauguration de l’Exposition du peintre figuratif Pierre Palué, ouverte jusqu’au 13 septembre.
Né en 1920, Pierre Palué a longtemps vécu à Chavannes près de Saint Donat, depuis 1947, jusqu’à sa mort en 2005, où sont art s’est développé inspiré par la nature et les paysages. Pierre Palué était l’ami de Savin, Aragon, Elsa Triolet, Marcel Sauvage. Lors de l’inauguration Yvon Morin et Gilbert Sauvan ont salué la mémoire de l’un de nos plus grands peintres drômois. Marie-Thérèse Palué épouse du peintre et mère de ses sept enfants, est venue entourée des siens. Hervé Mariton, est passé en voisin, non sans rappeler que sa ville de Crest avait déjà consacré une exposition à Palué en 2001. mcj
Ouverture du Centre d'ArtExposition du dimanche 5 avril au dimanche 13 septembre de 11h à 12h et de 15h à 19h.Du 10 avril au 2 juillet, exposition fermée du lundi au jeudi.
jeudi 23 avril 2009
HARMAS DE HENRI FABRE A SERIGNAN DU COMTAT
Bureau d’écolier acquis à Carpentras, où Jean-Henri Fabre (1823-1915) fut à ses débuts instituteur, la petite table de travail en noyer, servit pour écrire des milliers de pages, dont une bonne partie furent traduites dans le monde entier. Fabre trimbalait cette petite table à volonté, dans le cabinet de travail ou au salon, suivant la lumière ou l’envie, à l’époque il n’y avait pas d’électricité à l’Harmas.
« Grande comme un mouchoir, occupée à droite par l’encrier, fiole d’un sou, à gauche par le cahier ouvert, ma table de travail fournit tout juste la place nécessaire au maniement de la plume. J’aime ce petit meuble. […] Tu ne me reconnaîtrais plus, chère amie, si tu pouvais donner un regard à ma crinière grise. Où donc est la bonne figure d’autrefois, fleurie d’enthousiasme et d’espoir ? J’ai bien vieilli. De ton côté, quelle ruine depuis le jour où tu es venue de chez le marchand, luisante, polie et fleurant bon la cire ! Comme ton maître, tu as des rides, mon œuvre souvent, je le reconnais, car, dans mon impatience, que de fois il m’arrive de te labourer de la plume, lorsque la pointe métallique sort de l’encrier boueuse, incapable d’une écriture décente ! Un de tes angles est ébréché ; les ais (planchette de bois) commencent à se disjoindre. Dans ton épaisseur, j’entends, de temps à autre, le coup de rabot de la Vrillette, l’exploiteuse des vieux meubles… »
Souvenir entomologiques, Série XIV, souvenirs mathématique, ma petite table.
Souvenir entomologiques, Série XIV, souvenirs mathématique, ma petite table.
Une aquarelle de champignon est exposée, d’une grande précision, Jean Henri Fabre à un réel talent. Il a peint plus de 600 planche associé à ses recherches.
Des arbres aussi : chênes verts, chênes kermès, pins d’Alep, pistachier, arbre à perruque, laurier sauce, cèdre de l’Atlas. Aussi un « arbre à crayon » librocedrus decurrens, son bois dense à odeur caractéristique est utilisé pour la fabrication des crayons.
Cadre familiale dans lequel vivait ce savant, qui était tout à la fois écrivain, naturaliste, mathématicien, chimiste, aquarelliste, poète, musicien, pédagogue et bon père de famille.
vendredi 3 avril 2009
Rencontre botanique et exposition d'herbiers à Montjoyer
Exposition d'herbiers à la salle des fêtes du village
René Roux (avec la barbes) grand spécialistes d'églantiers
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Ancienne affiche du Bazar - Salon des Thés