jeudi 10 septembre 2009

ENCORE

Dans le film "feel good" Good morning England (The Boat that rocked) de Richard Curtis la chanson So long Marianne...

jeudi 3 septembre 2009

LEONARD COHEN LIVE

LIVE IN LONDON ?
BUT in Vienne en Isère (38), mardi 18 aout 2009, dès 20H... parti pour 3 heures de scène. Autrefois, très in sur la scène neworkaise, aujourd'hui dans... un théatre antique romain. Et prochainement dans les arènes de Nimes, le 20 aout.
CANADIANA ?
Leonard Norman Cohen, né le 21 septembre 1934 à Montréal (Québec), est un poète, romancier et surtout auteur-compositeur-interprète canadien.
Son premier recueil de poésies paraît à Montréal en 1956 et son premier roman en 1963.Ses premières chansons, dont, Songs of Leonard Cohen, 1967,
sont ancrées dans la musique folk , et chantées avec une voix de baryton.
Dans les années 1970, ses influences se multiplient :
musique pop, de cabaret, et du monde.
Depuis les années 1980, Cohen chante dans un registre typiquement grave,
baryton-basse, ou même basse, accompagné de synthétiseurs et de choristes.
Dans tous ses travaux, Cohen reprend souvent les mêmes thèmes :
la religion, la solitude, la sexualité et la complexité des relations interpersonnelles.
La poésie et les chansons de Cohen ont influencé beaucoup d'autres auteurs-compositeurs-interprètes, et on compte à l'heure actuelle plus de 1500 reprises de ses chansons. Cohen est introduit au Panthéon de la musique canadienne en 1991, au Panthéon des Auteurs et Compositeurs canadiens en 2006,
au Rock and Roll Hall of Fame en 2008.
Il est Compagnon de l'Ordre du Canada (CC) depuis 2003,
la plus haute distinction civile canadienne.
L'année 2008 marque son grand retour sur scène.
(Thank you, Wikipedia -we keep... ;-)
Featured on CD & concert : I
1. Dance Me To The End Of Love
2. The Future
3. Ain'T No Cure For Love
4. Bird On The Wire
5. Everybody Knows
6. In My Secret Life
7. Who By Fire

8. Hey, That'S No Way To Say Goodbye
9. Anthem
10. Introduction

CD : II
1. Bougie Street
2. Hallelujah
3. Democracy
4. I'M Your Man
5. Recitation W/N.L
6. Take This Waltz
7. So Long, Marianne
8. First We Take Manhattan
9. Sisters Of Mercy
10. If It Be Your Will

vendredi 7 août 2009

Bazar A B C D

A Grignan (26 Drôme) Ancienne affiche du Bazar - Salon des Thés
homemade by me
(fait maison par moi)
Fermée depuis deux ans
la boutique est désormais re-ouverte
Ou?
Derrière l'Alimentation
Bientôt un blog ?
bazar-abcd.blogspot.com
ici nouvelle affiche :

jeudi 30 juillet 2009

MALLARME ET L'ARDECHE

Art & Dèche Sacré Prince des poètes par ses pairs, il débuta au lycée de Tournon.

Les dés sont jetés et les jeux sont faits. Il a mis cette bourgade au bord du fleuve le Rhône, au nord de l’Ardèche, sur les Atlas scolaires. Pour s’en assurer, il suffit d’ouvrir les manuels d’histoire littéraire. On a deviné, il s’agit de Mallarmé dont on commémore cet automne, sise à Tournon, le centenaire de sa disparition et sa postérité.Tout commence le 7 novembre 1863, Mallarmé est nommé chargé de cours d’anglais au lycée de Tournon. Quelques semaines auparavant, il passait l’examen exigé pour l’enseignement des langues vivantes. Dans la foulée, d’autres évènements se bousculaient : il s’était marié à Londres, son père venait de mourir, il rentrait en France. Rares sont les passages aussi drastiques de la jeunesse insouciante à l’âge adulte. Il a 21 ans. Envoyé à Tournon. A travers ses lettres, sa première réflexion est laconique, Tournon est « bien loin, derrière Lyon ». A Tournon, il préférait la proximité de Paris. Arrivés à Tournon pour la rentrée, Mallarmé et Mary, sa femme, s’installent au 19 rue de Bourbon. Tournon s’avère être une petite bourgade paysanne dévastée par les vents. Le tableau est lugubre et augure mal de l’avenir. Tournon est « un noir village », « hideux trou de Tournon », « petit village très sale » dira Mallarmé. Très vite, un sentiment d’exil, d’éloignement et d’isolement prédomine. Le pire ennemi, c’est l’ennui, l’ennui qui génère son propre ennui. Celui de la routine quotidienne. Et Mallarmé qui ne vit que lorsqu’il fait des vers constate : « (…) je m’ennuie parce que je ne travaille pas, et, d’un autre côté, je ne travaille pas parce que je m’ennuie. Sortir de là ». C’est pourtant lui qui envisageait favorablement, avec Mary, la sinécure de l’enseignement, préférable à celle des administrations, à laquelle le destinait sa famille ; cela, pour mieux se consacrer à l’art… « La vie de professeur dans un lycée est simple, modeste, calme. Nous y serons tranquilles. J’y vise ».
La vie calme ou simple de Tournon, Mallarmé en a cure. Et c’est à son traitement dérisoire qu’il fera allusion par le truchement d’un calembour, lorsqu’il écrit à la veille de son congé d’été : « Demain je fuirai l’Ardèche. Ce nom me fait horreur. Et pourtant, il renferme les deux mots auxquels j’ai voué ma vie : Art, dèche… ».
Pour la rentrée bis, à Tournon, sa fille Geneviève naît le 19 novembre 1864. L’année suivante, les Mallarmé s’installent avec « Bengalis, oiseau bleu, poisson rouge, Neige (la chatte blanche) », dans un nouvel appartement, 2 allée du Château. Dans cet appartement, il est enfin chez lui. Se plaît-il à Tournon ? Sans doute. Jusque dans ses lettres, il fait longuement valoir les aménités dont il jouit. Notamment sa vue sur le Rhône. Mais perfide, il n’oublie pas la perspective par laquelle il procède… « Je ne pense plus être à Tournon, du tout ». Depuis Tournon, Mallarmé entretient une correspondance abondante, au point d’être « exténué de lettres » écrites à la « vingtaine », parfois à la « trentaine ». Il se résout même à les écrire pendant ses heures au lycée, afin de consacrer ses soirées à la poésie. Au quotidien, il n’a aucune tendresse pour ce qu’il appelle « le hideux travail de pédagogue ». Il se décrit peu respecté et chahuté, il est parfois même accablé de papier mâché et de huées. Mais plus encore, c’est l’ajustement intellectuel à ses classes qui coupent sa journée qui le mortifie.
Trois années durant à Tournon, Mallarmé n’aura de cesse de poursuivre ses aspirations de poète et de littérateur. Outre sa correspondance, il écrit des poèmes qui restent parmi les plus belles pages de notre langue. Ainsi « L’Azur : où fuir dans la révolte inutile et perverse ? » et « Brise marine : la chair est triste hélas ! et j’ai lu tous les livres ». C’est à Tournon encore qu’il commence « Hérodiade » d’abord tragédie puis poème et « L’après midi d’un faune » dont l’élaboration durera dix ans. A l’issue de l’année scolaire 1866, Mallarmé sera muté quelques mois à Besançon, puis à Avignon, avant de se retrouver à Paris. A la mort de Verlaine, il sera consacré Prince des Poètes. C’est à Paris encore qu’il inaugurera les Mardis de la rue de Rome… Mais à vrai dire, s’il est parti de Tournon, c’est qu’il fut renvoyé pour avoir publié des poèmes, jugés un peu lestes, dans le « Parnasse contemporain », une anthologie de la nouvelle poésie.
En guise de post scriptum, en 1868, voici ce que Mallarmé recommande à son ami Cazalis qui s’apprête à passer par la vallée du Rhône pour rejoindre le Sud : « Jette les yeux sur ce pauvre petit Tournon, en passant par le bateau : nous y avons vécu trois ans ! Si tu vois, flanquant le vieux château d’un côté comme de l’autre, sa vieille tour conservée, une petite maison, ordinaire, à persiennes blanches, c’est là, mon cher ami, que j’ai rêvé ma vie entière, et l’Absolu. Je pourrais sans peine sentir une larme en t’écrivant ceci ». Emu et émouvant, bouleversé et bouleversant, Mallarmé avoue l’inavoué : une forme de révérence à l’adresse de Tournon.
Marie-Claude Jarrias
( Article écrit pour la Tribune du 22 octobre 1998, à l'occasion du colloque : Mallarmé, et après ? Réunit autour de Daniel Bilous, 18 chercheurs et praticiens de la littérature et de l’art. Tournon du 24 au 27 octobre. Références des citations tirées de « Correspondance de Mallarmé », Editions Folio, 1995)
Note : Aujourd'hui pied du château de Tournon, la Maison où séjourna Mallarmé est une maison à la facade ocre, volets bleu, une plaque apposée y atteste le passage du poète, sans plus... Il y a quelques années encore elle hébergait en rez de chaussée, les bureau d'une modeste entreprise de sonorisation et animation "Mélody...."
A quand un musée Mallarmé ?

jeudi 23 juillet 2009

RE-MONTER DANS L'ECHELLE DU STYLE

(from the web)
RIBBON STAIRCAISE
ESCALIER HELICOIDAL

FRENCH - ENGLISH LESSON :
ECHELLE / LADDER
1. échelle[eʃɛl]nom féminin [outil] ladder
monter dans l'échelle sociale (figuré) to climb the social ladder
échelle coulissante extension ladder
échelle de corde rope ladder
échelle double (high) stepladder
échelle d'incendie fireman's ladder
échelle de meunier straight wooden staircase
faire la courte échelle à quelqu'un to give somebody a leg up
il n'y a plus qu'à tirer l'échelle (familier) we might as well just give up
2. [mesure] scale
une carte à l'échelle 1/10 000 a map on a scale of 1/10,000
réduire l'échelle d'un dessin to scale a drawing down
3. géologie scale
sur l'échelle de Richter on the Richter scale
4. [dimension] scale
des événements à l'échelle mondiale world events
à l'échelle nationale nationwide
des villes à l'échelle humaine cities (built) on a human scale
5. droit & administration scale
échelle des valeurs scale of values
échelle (mobile) des salaires ou traitements (sliding) salary scale
6. musique scale
échelle diatonique/chromatique diatonic/chromatic scale
à grande échelle locution adjectivale :
1. [dessin] large-scale
2. [projet] ambitious
à grande échelle locution adverbiale on a large scale
à l'échelle locution adverbiale
la façade n'est pas à l'échelle the façade isn't (drawn) to scale
dessiner une carte à l'échelle to draw a map to scale
à l'échelle de locution prépositionnelle at the level ou on a scale of
à l'échelle de la région/planète on a regional/world(-wide) scale

mardi 2 juin 2009

Maureen Mc Cormick

1er Prix du Salon de Peinture de la Ville de Montélimar

Dans le sud de la Drôme, et alentour, on a appris à connaitre Maureen McCormick et son art. On est nombreux à être venue à l’un de ses vernissages qui ponctue au fil des ans ses expositions, depuis 9 ans. L’hiver dernier, à la suggestion d’une de ses élèves, elle a participé au 44ième Salon de peinture de la Ville de Montélimar. Il y avait plus de 200 toiles et autant d’artiste, elle a été choisie par le jury pour le 1er prix de la ville de Montélimar. Un prix important, doté d’un chèque de plus de 1000 Euros. Et peut-être, à la clé, une exposition à Montélimar pour 2010.
Maureen est Américaine. Elle arrivée en France, l’été 2000, avec sacs et bagages, pour quelques semaines de vacances. Elle accompagnait une amie Kelly de Sante. Toutes deux, elles s’installent, à la campagne près de Grignan dans une vieille maison en pierre entourée de lavande et de vigne. C’est la première fois que Maureen est en France, et tombe amoureuse de tout ce qu’elle voit et goûte. Elle décide alors de rester, de ne pas repartir… Elle ne parle pas Français, n’a pas de voiture, de télé, elle ne connait personne et vit isolée dans une maison qu’il faudra quitter avant l’hiver… Mais tout est possible.

Plusieurs fois par semaine, par un chemin de terre, elle vient au village, distant de 4 – 5 km, pour faire ses emplettes. Au fur et à mesure, elle fait des rencontres et se débrouille pour passer par-dessus les obstacles du langage. C’est une vie spéciale, mais il faut dire que Maureen est artiste peintre et qu’elle a décidé de consacrer sa vie à son art. Libre de faire ce qu’elle veut, elle est totalement occupée par ce qui l’anime et peint chaque jour. Elle montre ce qu’elle fait, et parfois vends ses peintures. Avec le peu qu’elle gagne, elle s’autofinance et trouve une location en rez-de-chaussée dans la rue du Petit Faubourg de Grignan. C’est en face de la famille Heinz, à qui elle s’adressera, par exemple, pour changer une ampoule à baïonnette, qui n’existe pas en Amérique. Elle improvisera, porte ouverte, son premier atelier d’artiste. Plus tard, elle passe du Petit Faubourg, au Grand Faubourg de Grignan, près de Josette et Charlou Charpenel, où un grand atelier l’attend et où les expositions se succèdent et se renouvellent plusieurs fois par an.
Il y a 9 ans, Maureen arrivait des Etats-Unis, mais comme on dit : elle revient de bien plus loin encore, puisqu’elle est en rémission d’une maladie grave : le cancer. Depuis sa chimiothérapie, ses cheveux n’ont pas retrouvé leur vigueur et elle prend encore des médicaments sous prescription. En amont de cette maladie, elle vivait sur une des île les plus réputées d’Amérique, près du Cap Cod entourée de l’océan Atlantique : Martha’s Vineyard. Ses trois enfant sont élevés, et tandis qu’elle mène sa petite entreprise d’entretient et peinture en bâtiment à des fins alimentaire, elle grignote cahin caha du temps pour peindre, se choisir un mentor Grant Joslyn, prendre ou donner des cours, et assurer quelques expositions collective ou solo…
L’annonce de sa maladie est une rupture totale. Elle ne peut plus travailler. Il s’en suit des hospitalisations pour des traitements éprouvants et des semaines de convalescence. Elle ne rentre plus chez elle, et réside alors chez l’une de ses filles. Dans ce bannissement, qui est aussi exil et errance, son art est un refuge, à la fois évasion, raison de vivre, consolation, oubli du mal. C’est aussi le journal de sa vie en sursis. Les traitements sont tels que leur effets secondaires sont pires que ce qu’ils sont supposés soigner. Pendant un temps Maureen perd l’usage de ses mains, elle en viendra à peindre avec ses orteils. Mais l’art est au dessus de tout et fait parti du processus de guérison. Quand elle retrouve l’usage de ses bras, elle fait fi de tous les handicapes et se met au défi à peindre de la main gauche, la main « non-dominante ».

Il s’en suit que Maureen réussit à vivre de son art, elle peint et expose ses œuvres, et enseigne. En bonne voie, en rémission de la maladie, elle décrochera, pour plusieurs mois, une résidence d’artiste au bord du Pacifique en Californie. Mieux encore, à travers son art, c’est une renaissance qui s’opère. Elle se plait à rêver sa vie, sans plan de carrière, et le pari que tout se passera bien. Elle fait un premier aller-retour en Irlande, pays de ses origines (son nom et prénom est typiquement Irlandais). Enfin, elle s’installe à Grignan, grâce a sa double nationalité (sa mère est née en Angleterre). Chaque année, elle rentre en Amérique pour rejoindre les siens, dispersé dans plusieurs Etats. Depuis 2003, grâce aux amis américains, James Mullaly et kathy Simmons, elle est, plusieurs semaines par ans, professeur d’Art Plastique à la Webster University, de Genève, l’antenne d’une université américaine en Suisse, où les 500 étudiants qui la compose viennent de 90 pays.

Maureen peint tout ce qui l’entour : des portraits, des bouquets, des intérieurs, des natures morte, avec notamment les porcelaines de son amie Mireille Favregon de Grignan avec qui elle expose en duo. Chaque année, Maureen fait 4 à 5 expositions, et son travail est simultanément exposé en France dans trois galeries à Lyon, Uzès et Carcassonne. Elle est aussi dans des galeries de Chicago et New York. Aujourd’hui Maureen, vit entourée de champs et de bois truffiers, non loin de Grignan, et continue de s’inspirer des paysages qui l’environnent. Elle peint d’après nature. Pour elle, tout change si vite qu’il faut peindre rapidement. Il y a toujours quelque chose à peindre.

Marie-Claude Jarrias (La Tribune de Montélimar 4 juin 2009)


A voir : Maureen Mac McCormick à la Maison de la Tour, à Valaurie, du jeudi 21 mai au Dimanche 28 juin 2009, tel 04 75 98 52 23,
http://www.maison-de-la-tour.fr/ . Egalement, à la Maison de la Tour, les peintures de Shaun Day, les sculptures de Christina James Nielsen et les céramiques de Véronique Vial-Seu.

lundi 11 mai 2009

Expositon Pierre Palué à Poët Laval

(DROME)

Avec Palué c’est un peu, un chapitre de l’histoire du siècle qui s’est écrit dans la Drome.
Pierre Palué est né en 1920, à Bordeaux, son père est mécanicien tourneur, sa mère dirige un atelier de couture. Rien de le distingue encore si ce n’est déjà le gout de la lecture, de la photo, du dessin. En 1939, c’est la Guerre, aussitôt, Palué, 19 ans, s’engage volontaire dans l’artillerie. Il sera mécanicien de batterie, au 194ième d’artillerie à Vieux Brisach. Rapidement, il est fait prisonnier à 10 km de Nantes, parqué dans un pré avec 8000 autres à Châteaubriant. Pour Palué comme pour tant d’autres, les dés sont jetés là ; sauf que son destin de guerre, à lui, sera une voie buissonnière et une vocation artistique. Le crâne rasé, il s’évade en se faisant passer pour un moine avec son ami le Dr Henri Lemonon. " Château de Grignan " - peinture - 46X61 - aprés 1994 Evadés, Palué se réfugie, à Saint-Donat, chez Lemonon, en même temps qu’une page d’histoire s’ouvre dans la Drôme. Là, une parenthèse d’espoir devient possible, où l’art à droit de citer, dans le siècle malmené par la guerre. Saint-Donat devient grâce aux familles Lemonon-Chancel un foyer pour des réfugiés de tout horizon anonymes ou éminents : souvent israélites, intellectuels, artistes. Aragon et Elsa Triolet se retrouveront dans cette commune.

Palué est discrètement employé à la pharmacie locale (Chancel), où le préparateur lui prête du matériel pour ce qui révèlera être sa vie : dessiner et peindre. C’est aussi à cette époque que Palué rencontre Marie-Thérèse Patenne, qui plus de 60 après témoigne : « Il y avait des gens qui venaient de tous milieux, des communistes purs et durs, le Docteur Lévy, Franck (…) Les hiver de restriction, on cassé des noix à la veillées pour faire de l’huile. Ces gars si différents, qui ne pouvaient pas se piffrer, étaient amis ! » Geneviève, la fille de Pierre et Marie-Thérèse complète : « Quelque chose s’est créé ; Aragon est venu à toutes les expos de papa »…
" Le mont Saint Michel " - peinture - 50X65 - 1984
Après la guerre, Pierre Palué fréquente l’école d’art à Valence. Côtoie André Lhote qui a une maison à Mirmande. Expose au salon des Surindépendant à Paris. Surtout, il épouse Marie-Thérèse et la Drôme puisque ensemble, ils s’installent définitivement à Chavannes. Un village rural, non loin de Saint-Donat, qui reste une sorte annexe de la mémoire de la grande famille des réfugiés du temps de la guerre.
" Enfant aux jouets " - peinture - 33X55 - 1954

Dans les années 50 – 60, Pierre Palué donne des cours de dessins et de peinture à Valence, au lycée de Tournon, puis l’Ecole d’Art municipale de Roman. Chavannes à beau être isolé, le tempérament de Palué, le porte à des amitiés fidèles qui sont réciproques. Le nombre de visiteurs s’élargit avec le temps et la notoriété du peintre et de son travail. La famille aussi, qui voit la naissance de 7 enfants. Pierre Bergé et Bernard Buffet sont souvent venu ensemble, avant leurs années « show business ». Mais aussi Marcel Sauvage président du prix Renaudot. Et encore, son complice de court de tennis, l’éditeur d’art Pierre Caillet, de Lausanne, qui lui fera l’honneur de lui consacrer plusieurs catalogue.

La liste de tous les amis peintres qui gardent le contacte assidument par correspondance, suivit de visites à Chavannes, équivaut à un bottin mondain de toute une génération d’artistes et d’amis des artistes, écrivains et marchands de tableaux. Parmi eux, Maurice Savin (que Palué appréciait beaucoup), Bierge, Forissier, Chabrier. De grandes expositions en France (de Valence à Paris) et à l’étranger (de Genève à l’Angleterre et aux USA) sont nés de ces rencontres d’ateliers.

Une des particularités de Palué est qu’il est toujours resté fidèle à l’art figuratif, dans une époque où les expérimentations étaient fréquentes. Il a peint des portraits, des nature morte, des bouquets mais ses sujets de prédilection restent les paysages de campagne (la Drôme d’abord et aussi l’Ardeêche, où il aura un cabanon) et les marines, et surtout les bords de mer.
Subsiste aussi, parmi son œuvre des ensembles circonstanciels et thématiques proposés à l’occasion de grandes expositions (thème de Venise ou Paris). Chaque été il passait plusieurs semaines près d’Arcachon.
" Pommes sur nappe bleue " - peinture - 46X61
Chantre du temps, temps qui passe, temps qui fait, Palué trouve l’ordre des choses et leur place de toute éternité. Pour ses bouquets quelques aplats sobres et apurés suffisent à évoquer la profusion de fleurs des jardins et des champs. Mais aussi virtuosité énigmatique dans le jeu des couleurs et des nuances pour départager l’eau du ciel, et tous les reflets de ses très remarquables bords de mer. De sa technique résulte une simplicité apparente, où surnage l’évidence d’une réalité mystérieuse et sereine, au bénéfice de la lisibilité poétique.

Voici ce que l’ami Bernard Clavel, qui fut peintre avant d’être écrivain, à écrit de l’art de Palué. «… il y a du rêve dans la réalité de Palué comme il y a du sommeil sur la vie de ses chemins, de ses arbres, de ses maisons, de son eau immobile où dorment des bateaux… Sous cette apparence de douceur se cache une force qui nous empoigne… ».

Marie-Claude Jarrias

Exposition à voir au Centre International d’Art et d’Animation Raymond du Puy, Le Poët Laval (route de Dieulefit). Tel : 04 75 46 49 38, tous les jours du dimanche de 11 h à 12 h et de 15 h à 19 h (Jusqu’au 2 juillet, fermée du lundi au jeudi). http://www.centre-art-drome.com/
Yvon Morin
Inauguration de l’exposition Pierre Palué à Poet Laval.

Les amis du Centre International d’Art et d’Animation Raymond Dupuy de Poet Laval sont venus nombreux pour l’inauguration de l’Exposition du peintre figuratif Pierre Palué, ouverte jusqu’au 13 septembre.
Né en 1920, Pierre Palué a longtemps vécu à Chavannes près de Saint Donat, depuis 1947, jusqu’à sa mort en 2005, où sont art s’est développé inspiré par la nature et les paysages. Pierre Palué était l’ami de Savin, Aragon, Elsa Triolet, Marcel Sauvage. Lors de l’inauguration Yvon Morin et Gilbert Sauvan ont salué la mémoire de l’un de nos plus grands peintres drômois. Marie-Thérèse Palué épouse du peintre et mère de ses sept enfants, est venue entourée des siens. Hervé Mariton, est passé en voisin, non sans rappeler que sa ville de Crest avait déjà consacré une exposition à Palué en 2001. mcj
Gilbert Sauvan et ses discours qui rime en vers... Toujours

Ouverture du Centre d'ArtExposition du dimanche 5 avril au dimanche 13 septembre de 11h à 12h et de 15h à 19h.Du 10 avril au 2 juillet, exposition fermée du lundi au jeudi.


jeudi 23 avril 2009

HARMAS DE HENRI FABRE A SERIGNAN DU COMTAT

Proprieté du Muséum national d’Histoire naturelle depuis 1922, classé « Monument Historique » en 1998, l’Harmas a été restaurée par un ensemble de spécialiste (architecte Repellin)

La petite table de travail
Bureau d’écolier acquis à Carpentras, où Jean-Henri Fabre (1823-1915) fut à ses débuts instituteur, la petite table de travail en noyer, servit pour écrire des milliers de pages, dont une bonne partie furent traduites dans le monde entier. Fabre trimbalait cette petite table à volonté, dans le cabinet de travail ou au salon, suivant la lumière ou l’envie, à l’époque il n’y avait pas d’électricité à l’Harmas.
« Grande comme un mouchoir, occupée à droite par l’encrier, fiole d’un sou, à gauche par le cahier ouvert, ma table de travail fournit tout juste la place nécessaire au maniement de la plume. J’aime ce petit meuble. […] Tu ne me reconnaîtrais plus, chère amie, si tu pouvais donner un regard à ma crinière grise. Où donc est la bonne figure d’autrefois, fleurie d’enthousiasme et d’espoir ? J’ai bien vieilli. De ton côté, quelle ruine depuis le jour où tu es venue de chez le marchand, luisante, polie et fleurant bon la cire ! Comme ton maître, tu as des rides, mon œuvre souvent, je le reconnais, car, dans mon impatience, que de fois il m’arrive de te labourer de la plume, lorsque la pointe métallique sort de l’encrier boueuse, incapable d’une écriture décente ! Un de tes angles est ébréché ; les ais (planchette de bois) commencent à se disjoindre. Dans ton épaisseur, j’entends, de temps à autre, le coup de rabot de la Vrillette, l’exploiteuse des vieux meubles… »
Souvenir entomologiques, Série XIV, souvenirs mathématique, ma petite table.
Jean Henri Fabre vécut à l’Harmas de 1879 à 1915, les 36 dernières années de sa vie. Son cabinet de travail restitue l’atmosphère studieuse et simple. Il abrite ses collections de fossiles, ses manuscrits, ses aquarelles, ses boites d’insectes épinglés, ses herbiers, ses outils de récolte, la petite table sur laquelle furent écrites des milliers de pages et notamment ses « Souvenirs entomologiques » traduits en quinze langues.

Une aquarelle de champignon est exposée, d’une grande précision, Jean Henri Fabre à un réel talent. Il a peint plus de 600 planche associé à ses recherches.

« Harmas » terre en friche en provençal.

La propriété comprend, une large allées de gravier bordé de lilas, une terrasse devant la maison, une partie arborée, un potager avec plante médicinale, tinctoriales et aromatiques. Un tout de 9500m². Le bassin surélevé fut remis en état par Fabre pour attirer entre autres les libellules.
Dans les parcelles de terre laissées au bon vouloir de la nature se côtoient cistes, lavandes, chardons, ronces, chélidoines, diplotaxis, centaurées, nigelles, acanthes, lin de Narbonne, thym, romarin, laurier, chèvrefeuille de Russie, spirée du Japon, genêts d’Espagne…

Des arbres aussi : chênes verts, chênes kermès, pins d’Alep, pistachier, arbre à perruque, laurier sauce, cèdre de l’Atlas. Aussi un « arbre à crayon » librocedrus decurrens, son bois dense à odeur caractéristique est utilisé pour la fabrication des crayons.

Fabre faisait partie du Félibrige, mouvement littéraire provençal, de Frédéric Mistral.

D’abord instituteur à Carpentras, Henri Fabre est nommé professeur de physique à Ajaccio. De retour sur le continent, il est nommé à Avignon où il prépare un doctorat dont la thèse sera soutenue à Paris. En 1860, Fabre s’occupe de la culture de la garance, il publiera 3 mémoires à ce sujet Chimie agricole, Physique et Cosmographie. Il partage son temps entre l’enseignement, l’écriture et un poste de conservateur au Musée Requiem d’histoire naturelle. En 1870, il démissionne et quitte Avignon pour Orange, et choisi l’Harmas à Sérignan du Comtat pour s’établir définitivement tout en poursuivant ses recherches.

Cadre familiale dans lequel vivait ce savant, qui était tout à la fois écrivain, naturaliste, mathématicien, chimiste, aquarelliste, poète, musicien, pédagogue et bon père de famille.



L'Harmas, c'est là que furent écrits 24 manuels scolaires et 8 ouvrages de vulgarisation…
C’est là qu'Henri Fabre, à la suite de son veuvage,
se remariera à 62 ans avec une cadette de 41 ans, dont il aura 3 enfants.
C’est là qu’il vivra les 36 dernières années de vie
et qu’il s’éteindra à l’âge de 92 ans, en 1915.

vendredi 3 avril 2009

Rencontre botanique et exposition d'herbiers à Montjoyer

Branches d'amandier en fleurs
Exposition d'herbiers à la salle des fêtes du village
René Roux (avec la barbes) grand spécialistes d'églantiers
Le livre de Marie-Hélène Leroux
Marie-Hélène Leroux
Superbe livre de réf. pour mémo...